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Ce qu’il faut dire : le Grand T au TU de Nantes

Quatre acteurs et actrices afro-descendantes portent la parole de Léonora Miano. Des mots adressés dont le « je » a la peau noire.

Ce qu’il faut dire : le Grand T au TU de Nantes. Stanislas Nordey avait déjà souhaité porter un texte de Léonora Miano sur scène. Celle-ci avait refusé parce qu’elle voulait que ce soit une personne noire qui s’en empare. C’est dire la dimension politique de son travail. Cet engagement se retrouve dans le spectacle Ce qu’il faut dire, conçu en trois parties. La première questionne les désignations noir/blanc. La seconde traite de la colonisation. La troisième instaure un dialogue entre la narratrice et un personnage d’une génération antérieure. Simple, poétique et percutant.

Quatre acteurs et actrices afro-descendantes portent la parole de Léonora Miano. Des mots adressés dont le « je » a la peau noire. En trois chants, ces quatre voix accompagnées de percussions scandent la domination et l’assignation tout en appelant à la communion et la célébration. C’est simple, poétique, politique et percutant.

Léonora Miano déboulonne les lieux communs et les schémas de pensée

Retourner le langage comme un gant pour voir de quoi est-il fait : radicale, Léonora Miano déboulonne les lieux communs et les schémas de pensée. Qui a désigné des personnes « noires » et d’autres « blanches » ? Qui a décidé que l’Afrique se nommerait ainsi ?

Qu’est-ce qu’être « noir·e » en France, aujourd’hui ? Comment vivre fier·e ? Avec audace, acuité, humour, l’écrivaine développe une réflexion cruciale et fait entendre d’autres points de vue, des vérités qu’on a tues. Le metteur en scène Stanislas Nordey confie à trois actrices et un acteur ces textes rythmés, qui s’appuient sur la partition subtile et mélodique d’une percussionniste au plateau. Ce qu’il faut dire n’est pas un cri mais une clameur vers une souveraineté possible.
Création le 6 novembre 2021 au Théâtre National de Strasbourg

« L’un des spectacles les plus secouants de l’année. Remuant en profondeur nos présupposés, nos culpabilités, nos impensés, nos dénis, nos schémas mentaux inconscients, nos opinions et, plus important encore, le sens que l’on donne aux mots (…) Le texte est splendide, mordant, incisif. Rien à jeter. Raclant jusqu’à l’os les oripeaux d’une Histoire subie dans le sang et les larmes. » Fabienne Arvers, Les Inrockuptibles

Ce qu’il faut dire  au TU de Nantes

Mardi 19 décembre 2023 à 20 h.
Mercredi 20 décembre
Jeudi 21 décembre
Vendredi 22 décembre.

Visuel de Une : Jean-Louis Fernandes.

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