Châteaubriant : des corbeaux trop envahissants

Châteaubriant : des corbeaux trop envahissants qui se multiplient et deviennent trop nombreux. La ville a fait appel à des professionnels pour diminuer ces nuisances.

Une campagne d’effarouchement des corbeaux vient de se terminer aux abords du château de Châteaubriant. Une action mise en place pour éloigner des corbeaux devenus trop envahissants. Les  corvidés vivent en groupe. Parfois des choucas, ou la corneille se joignent l’hiver aux colonies de corbeaux.

La présence humaine n’effraie plus les corvidés et il vivent de plus en plus dans les cités ou alentour. Ils y trouvent plus de chaleur et de nourriture qu’en campagne.

Pour la ville de Châteaubriant, la présence de ces colonies d’oiseaux risquent de dégrader le théâtre de verdure le long de la rivière la Torche. Par leurs fientes, les oiseaux rendront le site moins attractif pour le public venu en famille s’y détendre.

Les gens se plaignent des croassement stridents des corbeaux, des déjections corrosives sur le parvis. Vu la taille des oiseaux, certains ont également peur d’y laisser jouer des enfants en bas âge.

Un autour des Palombes- Photo Alain Moreau

Durant huit semaines, une effaroucheuse professionnelle venait à raison de quatre jours la semaine, puis ses visites s’espacèrent. De quatre, ce fut trois, puis deux et enfin une visite la semaine

Soit au lever du jour, soit à la tombée de la nuit,  la jeune fauconnière arrive sur les lieux avec sa camionnette et ses rapaces.

Autour des Palombes, Buse de Harris

Ce soir là, elle essaiera avec un Autour de Palombes, une espèce proche de l’épervier d’Europe. Mais le volatile ne veut pas travailler. Ce sera donc à un autre oiseau d’entrer en scène. Cette fois, il s’agit d’une Buse de Harris, un oiseau originaire du Mexique et d’Amérique. On l’utilise en France depuis le début des années 80.

La complicité est indispensable entre la fauconnière et ses rapaces. C’est un travail de patience. Il faut des années d’apprentissage pour que le tandem fonctionne à merveille.

Les semaines qui viennent nous diront si l’effarouchement a été efficace. S’il y a moins de volatiles à tourner entre l’esplanade des Terrasses et la promenade du Duc D’Aumale. Que les oiseaux sont partis sous des cieux plus cléments pour eux.

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