Châteaubriant

Un jeudi de Slam à Châteaubriant

Mirage ! C'est le thème de la prochaine session SLAM le jeudi 24 janvier à partir de 20h à la Charrue de Châteaubriant. Celle qui vous retourne !

Le Slam à Châteaubriant, ça continue…

Mirage ? Mensonge de la réalité ? Réalité du mensonge ? Projection privée de nos désirs ? Émission publique de nos espoirs ? A vous de voir, dans tous les cas il vaut mieux ne pas s’y planter (dans un mirage…) !

Mais avec ou sans thème, la scène Slam à Châteaubriant est ouverte à tous, on y vient dire ce que l’on veut, pour le dire, tout simplement, avec sa voix, avec son corps, avec toutes ses maladresses qui sont celles de tous, devant un public qui aime entendre et qui trouve dans les mots des autres ceux qu’il a dans les tripes. Scène libre, mots libérés, venez tout dire ! En plus on vous paie un verre !

Grand merci à Amanite M pour sa belle lecture et à Marguerite d’Amour pour ses clowneries qui ont agrémenté la dernière session et à Jonathan d’y avoir pensé.

Nous vous attendons ce  jeudi 24 janvier donc. Il y aura bien sûr la joute et le cadavre exquis.

Un slam de Rudolphe et les joutes de la dernière fois.

Slam-a-chateaubriant

Consonnes en liberté

Si Serge a succombé
Aux initials BB
Je ne suis pas tombé
Sur le même bébé

Pour ma douce fiancée
Mêm’ si c’est insensé
J’ai vu pour commencer
Surgir la lettre « C »

Et pour m’y accorder
Nul besoin de m’aider
Même les yeux bandés
Des siens suis possédé

Sur les terr’s de mon fief
Je lis dans les reliefs
La bande qui se greffe
Au film version VF

Parties pour voyager
Mes virgul’s engagées
Défilent saccagées
Puis se gar’nt au point G

C’est là que sur un flash
Je me perds et me lâche
C’est là que je me crashe
Sans que tu ne te fâches

C’est un bien doux logis
Où je me réfugie
Où je finis rougi
Par un tour de magie

Me penchant sur ton cas
Je m’écrie « Eureka »
Croise la baraka
Des feuilles de coca

Elles tissent des dentelles
Où je monte en rappel
Sous des pluies d’étincelles
Qui me brûlent les ailes

Brandissant des totems
Protecteurs d’anathèmes
Je t’écris des poèmes
En cachant mes «je t’aime »

Je veux que tu m’emmènes
Dans des pays sans haine
Où riment dans nos veines
Et Rimbaud et Verlaine

Fais de moi STP
Un heureux rescapé
De belles échappées
En duos sur canapé

Recharge mes accus
Et quoi qu’il soit vécu
Nous serons invaincus
Des plans A et plans Q

Je roule sur ton air
J’y plane linéaire
Sans demain sans hier
L’instant pour seul repère

Où sont les SOS
Lancés par SMS
Les signaux de détresse
S’échouent en ta sagesse

Empreints de liberté
Nos tendres apartés
Si lourds de léger’té
S’inondent de clarté

Les pluies qu’on a bravées
N’ont pas su délaver
De leurs cieux dépravés
Nos âmes élevées

S’il me faut doubler « V »
Je préfère me sauver
Par les chemins pavés
Où tu m’as captivé

Et c’est tel un phénix
Que de Gainsbourg je mixe
Et qu’en tes yeux je fixe
L’Anamour sans préfixe

Moi non plus et sans aide
Je t’aim’ de A à Z
De clic-clac en BZ
Du zéro jusqu’au Z

R.M

 

Joute du 20 décembre 2018

Les mots : bête, camelot, philosophie, vision, coquelicot, horizon, pouet, professeur, spontanéité, béquille, pansexuel.
J’ai eu un professeur
Un camelot
Poétique à ses heures
Un brin salaud
Il fut pour moi l’étoile
Une béquille
La vision sans le voile
Qui émoustille
Dans l’horizon des mots
Une belle âme
Comme un p’tit coqu’licot
Ben oui Madame
Il fit rimer la « bête »
Le philosophe
Parfois avec le « pouet »
Mais sain et sauf
Et quand de sa brouette
Surgit un post
Le pré gelé s’arrête
Au permafrost
Enfoiré pansexuel
Que j’ai aimé
Tes lectures sensuelles
Et spontanées
Je te dois ma Venus
Et tu m’obliges
A chérir encore plus
Ma callipyge

R.M.

Permafrost était cette terre
Où ne pousse rien !
Sauf un coin à l’horizon ;
Quelques coquelicots
Pansexuels admiraient
Une créature callipyge
Vautrée dans une brouette

Étoilée

A côté se tenait une bête
Un camelot et un professeur de philosophie.
Eh pouet
Je crains que mon cœur ne soit plus qu’un permafrost sans espoir
Où pas même un coquelicot ne saurait éclore !
C’est qu’à l’horizon il n’y a pas grand-chose à voir,
Que brouettes de sentiments que la répétition essore !
Mais, pouet pouet professeur ! Comme tu es bête !
Ton étoile est mauvaise et tu fais la tête ?
Pense à toutes ces Venus callipyges
Qui sans le savoir excitent ta tige !
N’as-tu pas au fond de toi, cette philosophie
Que tout ce qui est beau est une source d’envie ?
Pouet pouet professeur, tu es trop bête !

L’amour n’est pas une béquille

L’amour n’est pas une resquille,
C’est pas l’amour des pansexuels
Qui pensent que tout se tire à tire-d’aile
Pouet pouet professeur, tu es si bête !
Que tu oublies que dans la spontanéité
S’oublient les maux les murs et les sales idées,
Et que de la beauté viennent les belles visions
Qu’aucun camelot jamais n’offre à la consommation

C.V.

Le cadavre exquis :

Vous voulez un coca rondelle ?
Mais oui bien sûr mademoiselle !
Que tu sembles belle
Fidèle et rebelle,
A l’appel des roulages de pelles
Allongé longuement et patient,
Soyez heureux et content
La vie est belle et vous-même aussi
C’est pourquoi je vous ferai confiance
Même si vous ne le désirez pas
Je vous prendrai de force dans mes bras
La locomotive voudrait être wagon
Et mettre morpions sur canons
Propulsés par des pets au diapason
On y voyait des corps nus tout en fusion
Et le mien devenait toute excitation
A tel point que je ne savais qu’en faire

Tags
Bouton retour en haut de la page
Fermer