Agriculture

Crises sanitaires : la Confédération Paysanne de Loire-Atlantique demande le soutien de l’État

Face aux épizooties qui s'enchaînent (MHE, FCO8, FCO3), la Confédération Paysanne de Loire-Atlantique réclame un soutien urgent de l'État pour accompagner les éleveurs confrontés à des pertes économiques majeures.

Crises sanitaires : la Confédération Paysanne de Loire-Atlantique demande le soutien de l’État.

Dans un communiqué, la Confédération Paysanne de Loire-Atlantique demande l’aide des pouvoirs publics, suite aux crises sanitaires que subit la profession :

Les épidémies s’enchaînent et se cumulent pour les élevages bovins, ovins et caprins : MHE, FCO8, FCO3. Et demain la DNC ? ou un nouveau variant de FCO ?

Mortalité, baisse de fertilité (voire stérilité), avortements, chute de la production laitière, dégradation de la qualité du lait pénalisée par les laiteries, hausse des frais vétérinaires, augmentation de la charge de travail. Ces épizooties plongent de trop nombreuses fermes déjà mises à mal par les aléas climatiques, la hausse des charges et une conjoncture incertaine, dans une incertitude psychologique et économique. Les éleveurs et éleveuses ne peuvent plus être laissés seuls face à ces difficultés et aux discours contradictoires d’une clinique vétérinaire à l’autre.

La Confédération paysanne de Loire-Atlantique revendique

Un retour chiffré des conséquences (données GDS, Seenovia, Innoval) pour évaluer l’ampleur des pertes. Une meilleure communication sur les bénéfices/risques de la vaccination et les conséquences des maladies pour adapter une stratégie vaccinale. Un accompagnement sur le financement des vaccins. Le financement d’une visite conseil par un vétérinaire pour adapter la stratégie d’action face à l’épidémie. La nécessité d’avancer sur la recherche pour connaître les mécanismes d’immunités. L’élaboration de vaccins plurivalents capables de couvrir plusieurs variants de la FCO pour en simplifier l’utilisation. Il est urgent d’agir et d’envoyer un signal fort de soutien à nos élevages car toutes ces épizooties menacent notre métier déjà très fragilisé. Nous attendons des réponses rapides et à la hauteur des enjeux par les instances concernées, et restons vigilants sur la suite donnée à cette interpellation.

MHE : maladie hémorragique épizootique.
FCO : fièvre catarrhale ovine.
DNC : dermatose nodulaire contagieuse.

La fièvre catarrhale ovine : comprendre cette maladie virale

La fièvre catarrhale ovine, connue sous le nom de maladie de la langue bleue ou « blue tongue » en anglais, est une infection virale qui s’attaque aux ruminants, qu’ils soient domestiques comme les moutons, bovins et chèvres, ou sauvages. Sur le territoire français, nous faisons face à trois variants de cette maladie : les souches BTV8 et BTV4, auxquelles s’est ajoutée depuis août 2024 la souche BTV3.

Il est important de souligner que cette pathologie concerne exclusivement les animaux et ne présente aucun risque pour la santé humaine. De même, elle n’altère en rien la sécurité sanitaire des produits alimentaires d’origine animale, que ce soit la viande ou le lait. Cependant, son impact économique peut s’avérer considérable, tant par les symptômes qu’elle provoque chez les animaux touchés que par les restrictions commerciales qu’elle peut entraîner sur les marchés internationaux.