Saint-André-des-Eaux

Incendie en marais de Brière : un ha détruit et dix ha menacés

Un feu de végétation s'est déclaré ce jeudi en fin d'après-midi dans une zone inaccessible du marais de la Brière, à Saint-André-des-Eaux. Les sapeurs-pompiers ont dû déployer des moyens exceptionnels, incluant un hélicoptère et une équipe nautique, pour intervenir dans ce milieu fragile.

Incendie dans le marais de la Brière : un ha détruit, dix ha menacés. Les opérations sont arrêtées pour la nuit et reprendront demain, vendredi 17 octobre.

A 23 h 20, ce jeudi soir, après recalcul des surfaces atteintes, ce sont désormais 28 hectares entièrement ravagés par les flammes et l’incendie en menace 400 autres de champs et de bois.

Saint-André-des-Eaux, Loire-Atlantique – Les sapeurs-pompiers de Loire-Atlantique sont intervenus ce jeudi 16 octobre 2025 en fin d’après-midi pour un feu de végétation dans une zone difficile d’accès du marais de la Brière. L’alerte a été donnée à 18 h 08 au lieu-dit la Chaussée Neuve.

Une intervention complexe dans un milieu fragile

Le feu s’est déclaré dans une partie inaccessible aux engins de secours du marais de la Brière, zone humide emblématique de Loire-Atlantique. La fumée, visible à de longues distances, a généré un afflux important d’appels auprès des services de secours.

Avant la tombée de la nuit, l’incendie avait parcouru une surface d’un hectare et menaçait dix hectares de champs et de bois environnants. Face à l’urgence et à la configuration du terrain, une reconnaissance aérienne a été effectuée par le responsable de l’intervention depuis l’hélicoptère de la gendarmerie, puis au moyen d’un drone pour évaluer précisément la situation.

Des moyens importants déployés

Pour faire face à cet incendie exceptionnel, les sapeurs-pompiers ont mobilisé des moyens adaptés à la spécificité du terrain :

1 engin incendie, 1 équipe nautique pour accéder aux zones inondées, 1 drone pour la surveillance aérienne et 2 engins de commandement pour coordonner l’intervention

Les opérations ont été stoppées pour la nuit et devaient reprendre à la levée du jour avec des moyens spécifiques à la progression en Brière, permettant d’évoluer dans ce milieu marécageux difficile d’accès.
Un contexte préoccupant

Cet incendie survient dans un contexte où les feux de végétation restent une menace, même en octobre. Le marais de la Brière, deuxième plus grande zone humide de France, abrite une biodiversité exceptionnelle et nécessite des interventions particulièrement délicates pour préserver cet écosystème fragile.

Aucune habitation n’était menacée au moment de la suspension des opérations.

Visuel d’archives : Charles Marion SDIS44.