Châteaubriant

Jean-Jacques Goldman n’est pas venu à Châteaubriant

Silence radio et promesse brisée : Jean-Jacques Goldman n'est pas venu à Châteaubriant. Catherine Ciron, première adjointe, a-t'elle raconté des carabistouilles comme à son habitude ? Alors que les enfants chantaient "On sera là" , l'artiste a préféré rester fidèle à sa discrétion... laissant la municipalité chanter les louanges du vide.

Jean-Jacques Goldman n’est pas venu à Châteaubriant : Catherine Ciron, première adjointe nous aurait-elle menti ? Prendrait-elle les Castelbriantais pour des imbéciles ?

Quand Châteaubriant rêve d’une star et chante du Jean-Jacques Goldman

C’était la promesse qui agitait les couloirs de la mairie et les gazettes locales : Jean-Jacques Goldman en personne, invité d’honneur de la Semaine du Souvenir. Le chanteur retraité devait être là le mardi 4 novembre 2025. Un coup de maître ? Une exclusivité mondiale ? Un moment de grâce pour cette cérémonie mémorielle impliquant 1350 jeunes âmes, pour qui l’auteur-compositeur est probablement aussi familier qu’un minitel ou qu’une pièce de deux francs.

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La première adjointe, Catherine Ciron, avait même laissé planer le suspense avec une désarmante confiance dans la presse. On l’imagine déjà, expliquant aux jeunes élèves la signification profonde d’un Quand la musique est bonne juste avant d’évoquer le Bleuet de France.

L’Art de la diplomatie municipale

Toutefois, une ombre plane sur cette ambition audacieuse. Interrogée sur la confirmation de la venue de l’idole des années 80 et 90, Madame Ciron a révélé le fin mot de l’histoire, avec une pirouette digne des plus grands meetings :

« Nous avons envoyé une invitation à Jean-Jacques Goldman. Nous n’avons pas eu de réponse. Mais on sait qu’il s’agit d’une personne discrète et surtout très sollicitée. On aura peut-être un retour de sa part la veille de l’évènement. »

Ah, le fameux silence de Goldman ! Ce n’est pas un refus, non. C’est un signe de sa discrétion légendaire et de son emploi du temps de Pape de la chanson française. Il est sans doute en pleine méditation sur l’œuvre de Daniel Darc, dont la chanson Seul sous la lune fut également interprétée par les élèves de primaire. Goldman aurait-il pu arriver en catimini, la guitare sous le bras, pour un final surprise sur l’esplanade du château ? Le mystère fut total, le suspense insoutenable.

Une chanson, à défaut du chanteur

En attendant, les élèves on fait honneur à l’artiste, ou du moins à son catalogue. Leur chorale a repris On sera là, un morceau « spécialement composé pour rendre hommage aux blessés de guerre ». On imagine l’engouement chez les CM2 : « T’as vu, on chante un truc de l’époque de nos grands-parents ! »

Finalement, la venue de Jean-Jacques Goldman n’était pas l’essentiel. L’essentiel, c’est l’espoir qu’il ait au moins ouvert l’invitation, envoyée depuis Châteaubriant, ville qui, le temps d’une semaine, aura su se positionner comme une destination incontournable pour les superstars de la variété en semi-retraite.

Goldman : la Science-Fiction des écoles primaires de Châteaubriant

On l’a échappé belle. Imaginez le désarroi des élèves découvrant que leur professeur d’Éducation Musicale n’avait pas menti : Jean-Jacques Goldman existe bel et bien.

C’est comme tout ce qu’entreprend la municipalité de Châteaubriant depuis 25 ans : du vent, des promesses et de la poudre de PerlimPinpin.