
Kaamelott : Deuxième volet à Émeraude Cinémas Châteaubriant à partir de
Le retour tant attendu d’Arthur et de ses chevaliers.
Les horaires des séances à Émeraude Cinémas à Châteaubriant du 29 octobre au 4 novembre 2025.
Après le succès retentissant de Kaamelott – Premier volet en 2021, qui avait attiré plus de 2,5 millions de spectateurs, Alexandre Astier revient en force avec la suite des aventures du roi Arthur. Cette fois, les enjeux sont encore plus épiques : après la destruction de Kaamelott et son refus obstiné de tuer Lancelot, Arthur doit faire face à la colère divine qui précipite le Royaume de Logres vers sa perte. Pour sauver son royaume, il réunit autour de la Nouvelle Table Ronde une troupe hétéroclite de chevaliers, mêlant novices téméraires et vétérans désabusés, qu’il envoie prouver leur valeur aux quatre coins du monde, des Marais Orcaniens aux terres glacées du Dragon Opalescent.
Un tournage fleuve et ambitieux
Le chantier a été colossal. Huit mois de tournage, de juin 2024 à février 2025, ont été nécessaires pour mettre en boîte ce deuxième volet dont la première partie dure 2 h19, soit 19 minutes de plus que le premier film. L’équipe a sillonné la France, du massif du Vercors à la Dordogne, en passant par l’Isère et l’Ardèche, sans oublier des escapades à l’étranger, à Malte et en Islande. Pas moins de six châteaux ont servi de décors naturels : Quirieu, Boulogne, Montréal, Jumilhac, Comarque, ainsi que le monastère orthodoxe Saint-Antoine-le-Grand de Saint-Laurent-en-Royans.

Avec un budget estimé à 19,6 millions d’euros, Kaamelott – Deuxième volet (Partie 1) se hisse au rang de neuvième film français le plus cher de l’année 2025. Chaque jour de tournage mobilisait plus de 100 personnes dans l’équipe technique, auxquelles s’ajoutaient 78 acteurs pour donner vie à cet univers épique.
Astier : l’homme-orchestre
Si Alexandre Astier est connu pour sa polyvalence, il se surpasse ici en cumulant les casquettes. Réalisateur, scénariste, acteur principal, producteur, monteur et compositeur de la bande originale qu’il a également orchestrée, l’auteur de Kaamelott contrôle chaque aspect de son œuvre avec une précision maniaque. Sur le plateau, il imposait même un silence absolu durant certaines prises sensibles, créant une atmosphère de concentration olympienne.
Pour l’écriture, Astier a innové en développant son propre logiciel d’assistance, baptisé KV2robot.command, codé en Python. Cet outil d’intelligence artificielle personnalisé l’a accompagné dans la création du film de bout en bout, lui indiquant les choix narratifs à privilégier.
Des défis techniques impressionnants
L’un des moments les plus marquants du tournage a été une scène subaquatique où Arthur devait entrer dans un « proto sous-marin de l’ère Antique ». Problème : la machine inventée par Astier dans le scénario n’a jamais pu être construite. Solution ? Apprendre la plongée en apnée au dernier moment. Résultat : Alexandre Astier a réussi à tenir quatre minutes sans respirer sous l’eau pour les besoins de la scène.
Un casting fidèle… avec quelques absences
La plupart des comédiens emblématiques sont de retour : Alexandre Astier (Arthur), Lionel Astier (Léodagan), Anne Girouard (Dame Séli), Audrey Fleurot (Mévanwi), et bien d’autres. La dimension familiale se renforce avec la présence de plusieurs enfants d’Alexandre : Ethan (Lucan, Chevalier-Seiche), Jeanne (Mehgan), Ariane (Mehben) et James (Trévor). Sa compagne Luna Karys reprend également le rôle de Ffraid.
En revanche, certaines absences se font sentir, à commencer par celle de Franck Pitiot (Perceval), qui a décliné l’invitation de revenir dans cet univers. Autre changement notable : le personnage d’Anna de Tintagel, qui apparaissait dans le livre V de la série, est désormais incarné par Virginie Ledoyen et non plus Anouk Grinberg.
Un projet au long cours
Kaamelott – Deuxième volet (Partie 1) marque près de vingt-cinq ans d’aventure pour Alexandre Astier. Tout a commencé en 2001 avec le court-métrage Dies Irae, véritable prequel avant l’heure, bien avant la diffusion de la série sur M6 à partir de 2005. Les parties 1 et 2 de ce deuxième volet ont été tournées simultanément, comme un seul et même film. Si Astier ne ferme pas la porte à une éventuelle troisième partie, il faudra probablement patienter avant de la découvrir.
En attendant, les fans peuvent se réjouir : l’univers de Kaamelott n’a jamais été aussi vaste, sombre et ambitieux.
Visuels © SND