Châteaubriant

L’Art du Crime : rencontre avec Angèle Herry-Leclerc

Rencontre avec une femme attachante. Fille de deux monstres sacrés du cinéma français, Angèle Herry était de passage à la médiathèque de Châteaubriant samedi 25 mai.

L’Art du Crime : rencontre avec Angèle Herry-Leclerc, scénariste qui avec Pierre-Yves Mora, cosigne le scénario de la série policière à succès. Elle et il sont également producteurs artistiques de la série. À l’occasion de sa venue à la médiathèque de Châteaubriant, Angèle Herry-Leclerc a eu la gentillesse de parler de son métier.

Devant une quarantaine de personnes présentes ce samedi soir à la médiathèque de Châteaubriant, Angèle Herry-Leclerc a expliqué le long travail de préparation avant qu’une série ne soit vue par les téléspectateurs.

L’Art du Crime, huitième saison

Antoine Verlay, ancien policier de la brigade criminelle, et Florence Chassagne, historienne de l’art, mènent conjointement des enquêtes au sein de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC). Un scénario bien ficelé qui allie connaissance des œuvres d’art et intrigue policière.

Angèle Herry, elle-même se dit surprise de la longévité de la série policière qui entame sa huitième saison.

Avec Pierre-Yves Mora, son binôme, le tandem de scénaristes se connait par cœur et depuis Boulevard du Palais, il savent les ressorts des personnages, de l’intrigue. Ils prennent soin des lieux afin que le coût de production n’explose pas. Par exemple, il a été hors de question de réaliser des flash back dans des décors de l’époque du peintre évoqué dans l’épisode.

Bonjour Angèle, quel est votre peintre préféré ?

Heureusement j’ai pas de peintre préféré. Je passe de l’un à l’autre avec un plaisir immense mais j’ai beaucoup de peintres dont les tableaux me restent longtemps en tête.

Comment devient-on scénariste ?

Aujourd’hui,  il faut déjà avoir une une certitude en soi pour être scénariste. Il faut se dire qu’on a envie de raconter des histoires. Et comment on le devient aujourd’hui ?  Il y a des écoles c’est ça qui est bien. Ça s’enseigne,  l’écriture d’un scénario. C’est de l’inspiration mais c’est aussi beaucoup de technique et c’est bien d’apprendre cette technique aussi qui est de la dramaturgie pour pouvoir écrire des scénarios.

J’ai été nourrie de plein de films je pense et j’ai longtemps cherché quelle forme ça pouvait être sans tellement y croire non plus. Et puis à un moment donné j’ai eu cette cette intuition pour moi mais qui sortait un peu de nulle part en disant je veux faire ça en fait. Mais chacun son parcours parce que le l’écriture c’est tellement personnel qu’il faut que chacun suive un peu sa voie là.

L'Art du Crime : rencontre avec Angèle Herry-Leclerc

Mais important tout en le scénario tout en se formant parce que encore une fois un scénario la dramaturgie ça s’apprend en fait aussi

Et le succès est arrivé vite ?

Non non non je suis pas arrivée à ce succès là comme ça.  J’ai écrit pour plein de séries. Il  a fallu que j’apprenne comme tout le monde.  C’est un travail, mais moi je me vois comme une sorte d’artisan aussi. A un moment donné on a des idées,  on a des fulgurances et puis après il y a tout un savoir-faire pour les mettre en scénario. Entre le moment où on fantasme un film et le moment où on arrive à écrire le scénario d’un bout à l’autre c’est c’est autre chose.

L’envie de passer à la réalisation ?

Non pour l’instant la réalisation ne me tente pas. Je me vois vraiment comme une scénariste. Après c’est pas c’est souvent c’est quand même on peut voir aussi ça comme deux métiers extrêmement différents. On peut complètement être rempli par le métier de scénariste et par la collaboration avec les les réalisateurs. Bien sûr qu’écrire un scénario n’est pas faire le film mais le film a aussi besoin du scénario. Donc c’est un travail de collaboration. Moi, je me retrouve tout à fait dans ce travail de collaboration.

La recette d’un bon film, d’une bonne série ?

On peut faire un mauvais film avec un bon scénario.  C’est difficile de faire un bon film avec un mauvais scénario. c’est quand même plus facile de partir avec un bon scénario. On peut aussi faire des films sans scénario mais là c’est encore particulier.  Je pense qu’à la base il vaut mieux travailler beaucoup les scénari. Mais c’est ce que font les studios. Et tant qu’ils ont pas un bon scénario, ils ne partent pas sur le film.

Et lorsque la série s’arrêtera ?

On a toujours des idées c’est simplement elle puis en effet il faut le temps de de de maturer il faut le prendre le temps  concrètement le temps décrire le scénario aussi et euh j’aurais d’autres idées ouais après

Ici, à Châteaubriant, vous avez visité le château, cette après-midi

Très bien,  très touchant parce que c’est une des plus anciennes constructions en Bretagne. En fait moi vous savez que j’ai un pied en Bretagne quand même ? Donc ça me touche ça me touche d’avoir vu cette fortification.

Être dans la lumière, c’est pas votre truc ?

Non je suis pas sur le devant de la scène j’aime bien ce ce travail dans dans l’ombre aussi être sur le devant de la scène il y a beaucoup de il y a beaucoup de pression il y a beaucoup d’ tente aussi j’aime bien retrouver le le calme de l’écriture et et après travailler avec les comédiens que j’aime beaucoup bien sûr je fais des des histoires pour qu’elle soi vue.

 

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