Saint-Nazaire

Le jeune avait bien failli tuer un père de famille à Saint-Nazaire

[COUR D'APPEL] La cour d'appel de Rennes a confirmé en tous points, ce vendredi 23 février 2024, la peine qui avait été infligée en première instance au jeune de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) qui avait failli tuer un père de famille dans le quartier de la Bouletterie le 11 juillet 2023 en lui donnant un coup de couteau au niveau du cœur.

Le jeune avait bien failli tuer un père de famille à Saint-Nazaire, la justice le condamne en appel à cinq années de prison.

Pour rappel, Jason XXX – âgé de 20 ans et qui habite la rue Julie-Daubié, dans le même quartier de la Bouletterie – avait été condamné en comparution immédiate le 16 octobre 2023 à cinq ans de prison par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire pour ces « violences avec arme ».

Les faits s’étaient précisément produits au niveau du n°19 de la rue Suzanne-Lacore, vers 20h55 : Fabriano XXX avait reçu un coup de couteau « en-dessous du mamelon » de la part d’un jeune qui était « parti en vrille » après qu’il ait refusé de lui « faire un check » pour le saluer, avaient rapporté des témoins. La victime avait alors été transportée en cardiologie au CHU de Nantes avec un « pronostic vital engagé ».

L’auteur des coups, décrit comme un « jeune homme blond imberbe », avait alors été rapidement identifié comme le « petit ami » d’une jeune fille du quartier. Interrogée, cette dernière avait précisé qu’il était plutôt son futur « ex-petit ami » puisqu’ils étaient « en train de rompre ».

 » Ils se ressemblent tous « 

Jason XXX avait ensuite été « signalé au Jardin des Plantes » de Saint-Nazaire et vu en train de « monter dans un bus ». Il avait aussi été aperçu en train de monter dans une voiture conduite par sa sœur, ce qui avait poussé les fonctionnaires de police à entamer une course-poursuite jusque dans le quartier de la Bouletterie, mais sans parvenir pour autant à intercepter le jeune homme.

Le jeune avait bien failli tuer un père de famille à Saint-Nazaire
La Bouletterie à sa construction en 1971

« Il ameutait les dealers à chaque point de deal pour essayer d’arrêter la voiture de la police », a raconté l’avocat de la partie civile, Me Philippe Arion. Ce dernier avait finalement été interpellé près de deux mois plus tard, le 7 septembre 2023, après avoir « profité de ses vacances » et « bougé un peu partout à Paris et Marseille » pendant le reste de l’été.

« J’étais pas là ce jour-là, j’ai rien à voir avec tout ça, il n’y a rien de cohérent dans ce dossier », s’était donc défendu Jason XXX lors de son procès en appel à Rennes le 16 février 2024. « Ce gars, je le connais comme ça, de vue… Ils se ressemblent tous », a-t-il dit à propos de sa victime, d’origine africaine. Et s’il a engagé une course-poursuite, c’est uniquement « parce qu’il se savait recherché » pour d’autres affaires.

Ce jeune de 20 ans qui a fait « plusieurs allers-retours en Centre éducatif fermé » a en effet déjà été condamné huit fois, que ce soit pour des « vols aggravés », de la détention de « fausse monnaie », des « extorsions » ou bien encore des infractions relatives à la législation sur les stupéfiants (ILS). Il n’a « jamais travaillé » et n’a « aucun projet défini » sur un plan professionnel, avait-il été dit à l’audience.

Sept ans de prison requis en appel

Face à « la gravité » des éléments à charge « sidérants » retenus contre le jeune homme, et du « trouble puissant à l’ordre public » généré par cette « agression gratuite sur la voie publique », l’avocat général avait donc demander de porter sa peine à sept ans de prison.

Il trouvait en effet « miraculeux » que la victime – qui avait elle-même 1,44 g d’alcool par litre de sang au moment de l’altercation – ait pu finalement sortir vivante de cette altercation. Fabriano XXX – travaillait à l’époque des faits comme intérimaire dans une boulangerie « bien connue » de La Baule (Loire-Atlantique), selon son avocat – et sa compagne étaient même présents pour assister au procès en appel.

Me Pierre-Henri Marteret, l’avocat de Jason XXX, avait lui estimé que les juges devaient « très clairement relaxer » son jeune client dans la mesure où il n’y a « pas eu d’enquête ni d’instruction digne de ce nom » dans cette affaire. A défaut, il estimait que les deux années de prison supplémentaires requises par le parquet n’étaient pas justifiées puisque « la partie civile veut juste qu’il s’excuse » des faits qu’il a commis./GF (PressPepper)

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