Journées Européennes du Patrimoine

Le Musée d’arts de Nantes ouvre ses portes gratuitement

À l’occasion des Journées du patrimoine, le musée inaugure également l’œuvre sonore commandée à l’artiste Dominique Blais pour le standard téléphonique du musée.

Le Musée d’arts de Nantes ouvre ses portes gratuitement, pour les Journées européennes du patrimoine et du matrimoine. Il révèle ses coulisses et ses collections grâce à une programmation de visites guidées.

Musée des arts de Nantes lors des Journées Européennes du Patrimoine © Mikaël Pengam.

Programme des visites

• 30 minutes autour du nouvel accrochage des collections du 19e siècle.
autour de quatre œuvres des collections et découvrez le nouvel accrochage de la collection du 19e siècle.
Le samedi 16 et le dimanche 17 septembre à 11h30, 12h30, 15h, 16h, 17h
Durée : 30 min
• 30 minutes pour découvrir l’œuvre Ronces de Julie Maquet sur le Parvis du musée.

Le samedi 16 et le dimanche 17 septembre à 14h
Durée : 30 min
• Découvrez les coulisses du musée
Le cabinet d’arts graphiques, les ateliers techniques ou les réserves de proximité, avec l’accompagnement privilégié des professionnels du musée !
Le samedi 16 et le dimanche 17 septembre à 11h15, 14h, 16h.
Durée : 1h30 – Réservation de chaque visite 30 minutes avant à l’accueil-billetterie dans la limite des places disponibles (attention jauge restreinte).

Dominique Blais, Perambulation, œuvre sonore, 2022-2023

Le Musée d’arts de Nantes a commandé à Dominique Blais l’habillage sonore de son standard téléphonique. Cette création originale, réalisée avec les voix de différents membres du personnel du musée. Elle permet une entrée dans son univers et une prise de contact avec sa collection. Elle illustre la dimension éminemment collective et humaine du musée : ceux qui le font autant que ceux qui le parcourent.

L’œuvre Perambulation créée par l’artiste Dominique Blais est installée sur la plateforme téléphonique du Musée d’arts de Nantes pour accompagner le public lorsqu’il appelle le numéro général du musée.

Dès la prise de l’appel, on perçoit plusieurs voix, d’âges et de genres différents, dont on saisit que chaque timbre est unique. Les phrasés sont naturels et orientent le public dans sa navigation. L’œuvre fonctionne comme une promenade dans l’espace public où l’on croise des personnes qui nous informent sur les directions à emprunter.

Contrairement aux usages des standards d’appel où une seule et unique voix, réelle ou de synthèse, guide l’interlocuteur, ici, une multitude de voix différentes s’offre à nous tout au long de l’écoute.

L’œuvre évoque une logique de transmission de bouche à oreille. L’artiste a enregistré de nombreuses
personnes en lien avec le musée (artistes, visiteurs, agents, employés, etc) qui arpentent elles-même les couloirs du musée et viennent informer, mais également proposer la découverte d’une œuvre ancienne, moderne ou contemporaine (Georges de La Tour, Vassily Kandinsky, Duane Hanson…), lors de la mise en attente de l’usager – juste avant que le standardiste ne réponde à l’appel.

Dominique Blais

Depuis le début de sa pratique artistique, Dominique Blais a toujours placé son travail dans une logique contextuelle. Lieu, temporalité et contrainte(s) sont ainsi des sujets et/ou des objets que l’artiste investit et questionne pour développer une réponse conceptuelle et formelle en relation avec les éléments prédominants de sa démarche : la perception sensible et physique de notre environnement, le rapport à l’invisible et à l’inaudible ou encore la matérialisation du temps.

Ne se limitant pas à un domaine privilégié, il élargit son vocabulaire plastique à un ensemble de médiums et techniques (dessin, céramique, photographie, installation, son, vidéo, etc.) qui lui permettent de concevoir et mettre en œuvre des propositions faisant écho aux problématiques de son processus de recherche. Dominique Blais vit et travaille à Paris. Il est diplômé de l’École des Beaux-arts de Nantes, titulaire d’un DEA Média Multimédia du Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris et d’un post-diplôme de l’École Supérieure des
Beaux-arts de Marseille. Son travail a fait l’objet de multiples expositions personnelles et collectives, et
est présent dans de nombreuses collections publiques et privées.

Visuel de Une : Vincent Valentin.

 

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