Orvault

L’eau comme langage : Anne Guillaud, aquarelliste de l’instant

Lumière, eau et instant présent : Anne Guillaud expose ses aquarelles poétiques à la Gobinière, du 7 au 29 mars.

L’eau comme langage : Anne Guillaud, aquarelliste de l’instant.

Il y a des chemins qui mènent à la peinture sans qu’on les ait vraiment cherchés. Celui d’Anne Guillaud passe par l’autohypnose, le yoga, et huit années vécues à Phnom Penh, il y a une vingtaine d’années, sans jamais revenir en France.

Aujourd’hui installée dans une maison ouverte sur la nature, à quelques encablures de la Loire, cette aquarelliste à ses heures perdues expose du samedi 7 au dimanche 29 mars 2026,  à l’atelier des créateurs de la Gobinière à Orvault

Tout commence en 2020. Elle découvre l’autohypnose thérapeutique, qui l’amène à cette folle envie de peindre. L’envie tourne vite à l’obsession pour l’aquarelle. Ne rien sembler décider.

Laisser l’alchimie opérer

Ce n’est pas un hasard si c’est l’eau qui s’est imposée à elle. Peindre, écrire des poésies, pratiquer l’autohypnose — Anne Guillaud voit dans ces trois pratiques.

La plasticienne peint le matin, tôt, fenêtre ouverte sur la nature. Un rituel, dit-elle, une façon de réveiller ses énergies intérieurs, de se souhaiter un bon jour. Ce qui la guide avant tout, c’est la lumière — celle de l’aube en particulier, mais aussi toutes les lumières, plus encore que le soleil lui-même.

Sur le papier, elle joue avec l’eau, la couleur et le trait, en se limitant volontairement à très peu de pigments. Pas de vert dans sa palette : ces teintes végétales si caractéristiques de son œuvre naissent de la rencontre du jaune et du bleu sur le papier humide, parfois rehaussés d’une pointe d’ocre. C’est cette alchimie simple qui produit cette sensation de verdure lumineuse, presque vivante.

Une histoire d’eau

On voit bien dans cette aquarelle cette horizontalité très affirmée, presque musicale — des strates de lumière et d’eau. Cette autre, de forme ovale, ressemble à une vision, comme si l’œil regardait à travers une loupe posée sur un pré à l’aube. La troisième est la plus dense, la plus végétale — presque une forêt immergée.

Et surtout,  Anne Guillaud ne prémédite rien : « Je ne sais jamais à l’avance ce que je vais peindre. »

De ses années passées à la périphérie de Phnom Penh, Anne Guillaud a ramené quelque chose d’invisible mais d’essentiel : « un univers peuplé d’esprits bienveillants veillant sur nous », qu’elle dit livrer à travers ses œuvres.

Ses aquarelles seront exposées en compagnie de ses poésies, comme deux faces d’un même souffle.

L’eau comme langage : Anne Guillaud, aquarelliste de l’instant

De samedi 7 à dimanche 29 mars, de 14 h à 18 h — Atelier des créateurs du château de la Gobinière, 37, rue de La Ferrière. Orvault.

Il faut en profiter pour passer un moment dans la serre qui jouxte l’atelier des créateurs.

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