Nantes

L’écologie populaire s’invite dans la campagne municipale de Nantes

Cyrielle Chatelain apporte son soutien au projet porté par La Gauche unie pour Nantes pour les municipales 2026.

L’écologie populaire s’invite dans la campagne municipale de Nantes.

Dans un contexte marqué par des crues historiques qui ont frappé la région ces derniers jours, la campagne de « La Gauche unie pour Nantes » a pris un tournant résolument vert ce samedi, avec la visite de Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée Nationale.

Un soutien national pour une union locale

La venue de la députée écologiste à Nantes n’est pas anodine. Elle vient symboliser et renforcer l’union scellée à l’automne dernier entre la gauche et les écologistes nantais, plébiscitée à plus de 80 % par les militants écologistes. Aux côtés de Johanna Rolland, tête de liste, et des colistiers Simon Citeau et Mahel Coppey, Cyrielle Chatelain a apporté son soutien sans ambiguïté au projet porté pour les municipales 2026.

« Face aux crises climatiques que nous vivons, l’écologie ne peut plus attendre », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance du rassemblement dans un contexte politique qu’elle juge tendu face à la montée des mouvements réactionnaires.

Les bords de l’Erdre comme symbole

La journée a notamment été ponctuée d’une visite sur les rives de l’Erdre, rivière emblématique de Nantes, dont le niveau exceptionnellement haut rappelait l’urgence climatique de manière très concrète. L’occasion d’évoquer plusieurs chantiers prioritaires du programme : la renaturation et la dépollution des cours d’eau, la lutte contre l’artificialisation des sols, la gestion des crises climatiques, mais aussi l’ambition à long terme de rendre l’Erdre baignable — un enjeu à la fois environnemental et social.

Julie Laernoes, députée écologiste de la 4ème circonscription de Loire-Atlantique et ancienne tête de liste écologiste à Nantes en 2020, participait également à ces échanges, témoignant de la profondeur de l’ancrage écologiste au sein de la coalition.

Une écologie du quotidien

L’après-midi s’est poursuivi à la Péniche Lola, local de campagne, avec une rencontre réunissant militants et acteurs du territoire. L’occasion de détailler les grands marqueurs écologiques du programme autour de ce que Johanna Rolland appelle une « écologie véritablement populaire » — une approche qui entend réconcilier justice sociale, pouvoir d’achat, santé et transition environnementale.

Parmi les mesures phares présentées : l’objectif de Zéro Artificialisation Brute des sols dès 2026, des ambitions fortes en matière de mobilités douces et de transports en commun, ainsi qu’un volet agriculture et alimentation particulièrement concret — 100 % de bio et local dans les cantines scolaires, création de six nouvelles épiceries solidaires, distribution de paniers bio pour les personnes enceintes, ou encore l’extension de l’expérimentation de la Caisse Commune de l’Alimentation.

« C’est une écologie du quotidien, qui améliore la vie de toutes les habitantes et de tous les habitants aujourd’hui et demain », a résumé Simon Citeau, colistier écologiste.

Un rassemblement revendiqué

Au-delà du programme, c’est bien le message politique du rassemblement qui a dominé cette journée de campagne. Face à ce que les intervenants ont qualifié de « pression grandissante des mouvements réactionnaires », l’union de la gauche et des écologistes se veut une réponse collective et déterminée pour Nantes. Un comité de soutien écologiste de plus de 130 signataires a d’ailleurs été rendu public à l’occasion de cet événement, illustrant l’ampleur de la mobilisation autour de la liste conduite par Johanna Rolland.

Visuel de Une : © La Gauche unie pour Nantes.