Législatives 2024 en Loire-Atlantique

Législatives 2024 : les réactions à droite

Au lendemain des élections législatives anticipées, la droite est sonnée. Alain Hunault, soutenue par Christelle Morançais, prend une déculottée mémorable à Châteaubriant Blain Ancenis. Les électeurs ont fait payer les tripatouillages entre Maurice Perrion, Laurent Dejoie et consorts.

Pour Chistelle Morançais, présidente de la Région des Pays de la Loire :

« Cette élection législative est folle : il y a 8 jours, le RN se voyait accéder au pouvoir. Hier, c’est le Front Populaire, avec 178 députés, qui croyait revivre son « 10 mai 1981 ». Nous sommes passés, sans transition, ni cohérence apparente, du « bleu marine » au rouge vif en l’espace d’une semaine. Et nous sommes nombreux à avoir le sentiment de nager en plein délire ! 

Essayons de revenir à la raison et de tirer quelques premiers – et prudents – enseignements : le bloc RN, malgré ses 10 millions de voix, ne parvient pas à briser son éternel plafond de verre. Les Français rejettent, à raison, cette offre populiste, qui, comme toute offre populiste, sait décrire ce que les gens subissent, leurs peurs, leurs angoisses, leurs désirs de changement, mais ne parvient pas à convaincre du bienfondé de ses solutions (pour cause : le RN dit tout et son contraire sur les retraites, l’Europe, les salaires… et défend un projet économique comparable à celui de la France Insoumise). 

Aucune autre voie ne s’offre à nous aujourd’hui !

Les blocs Front Populaire et central se sont, eux, livrés à un incroyable exercice de courte échelle, qui a parfaitement fonctionné, si l’on considère ce qu’était son objectif unique : faire barrage au RN, mais qui a échoué à convaincre les Français, si l’on considère les résultats électoraux : l’extrême gauche et la gauche n’obtiennent « que » 30 députés de plus et le camp présidentiel perd un tiers de ses élus… Faire perdre n’est pas forcément gagner.

C’est une élection sans vainqueurs. Une élection où chaque bloc prive l’autre du pouvoir. Nous entrons dans l’ère des tractations, des petits arrangements, des menaces à peine voilées. Une ère où la France Insoumise, qui ne compte que 70 députés et une assise électorale très faible, réclame, comme c’était prévisible, le poste de Premier ministre pour elle-même et son chef… 

Mais cette élection porte, surtout, une urgence. Et, au risque de me répéter, je vais redire ce que je dis depuis 2 ans : il faut rebâtir un grand projet de droite et du centre, capable de rassembler très largement, autour des priorités qui sont celles des Français, et notamment le retour de l’autorité, le rétablissement de la valeur travail, le redressement de notre école, l’engagement dans les transitions numériques ou écologiques.

Il faut s’y atteler maintenant, passer outre nos divergences, nos parcours et nos partis respectifs. Il faut que les hommes et les femmes de bonne volonté, qui se réclament de la droite et du centre, s’unissent, non pas pour prêter le flanc à la mascarade en cours, mais pour préparer un grand projet d’alternance digne des Français et de la France. »

Pour Laurence Garnier, sénatrice de Loire-Atlantique et de droite

« Le barrage du « Front Républicain » a donc fonctionné et placé le Nouveau Front Populaire en tête du second tour. Les partis de la gauche modérée qui se sont précipités dans les bras de l’extrême gauche seront désormais comptables de l’arrivée à l’Assemblée nationale des nombreux candidats anti-police, racialistes, violents et antisémites de la France Insoumise. Les donneurs de leçons vont maintenant devoir assumer leurs alliances politiciennes.

Jean-Michel Brard député, ancien maire de Pornic.
Dimanche soir en préfecture, à l’annonce des résultats, Jean-Michel Brard en interview avec France Bleu. © Alain Moreau.

Je salue le résultat de la droite républicaine, qui arrive en 4ᵉ position avec un groupe stable. C’est d’autant plus remarquable que notre famille politique est la seule qui a refusé toutes les compromissions, les alliances contre-nature et les désistements de second tour. Je félicite tous nos candidats et tout particulièrement Jean-Michel Brard, qui remporte l’élection dans le Pays de Retz. Il est le premier député de notre sensibilité politique à revenir à l’Assemblée nationale depuis 2017.

Dans une France qui n’a pas adhéré au Nouveau Front Populaire, mais qui a rejeté l’épouvantail du RN, le président de la République aura réussi l’exploit de dégager une majorité relative de gauche, qui va abîmer notre pays, ses entreprises, ses finances publiques et l’autorité de l’État, déjà largement entamée.

Pour ma part, je continuerai à me battre pour reconstruire une vraie droite, républicaine, libre et indépendante. Sans compromission, avec détermination, tant que je suis convaincue que cette droite, ma droite, est la seule à même de proposer aux Français un projet exigeant de redressement de notre pays. »

Visuel de Une : © Antoine Monie.

 

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