Erbray

Les éoliennes d’Erbray et de Soudan en consultation publique

Les habitants de Soudan et d'Erbray sont invités à donner leur avis sur le devenir des éoliennes, situées sur le territoire de leur commune respective.

Les éoliennes d’Erbray et de Soudan en consultation publique pour leur renouvellement ou non.

La préfecture de la Loire-Atlantique a lancé depuis la mi-décembre 2025, une large consultation citoyenne autour d’un projet de modernisation des infrastructures éoliennes implantées à Erbray et à Soudan, communes près de Châteaubriant. Cette démarche participative, organisée selon les règles de l’enquête publique, permet aux habitants et parties intéressées de s’exprimer sur l’avenir de cette installation d’énergie renouvelable.

Un projet de repowering encadré

Pour Erbray, l’opération concerne la rénovation complète d’une installation exploitée par la société ENR GIE ERBRAY, dont le siège se situe à Lyon. Concrètement, il s’agit de remplacer les équipements existants par cinq nouvelles turbines, une démarche courante dans le secteur qui permet d’optimiser la production énergétique tout en réduisant parfois le nombre d’unités.

Cette procédure s’inscrit dans le cadre d’une autorisation environnementale unique, un dispositif administratif qui regroupe plusieurs régimes d’autorisation et simplifie les démarches pour ce type d’installation classée.

Une période d’échange débutée mi-décembre

L’ensemble du dispositif de consultation est actif pendant une durée légale de quarante jours, qui se clôt le 23 janvier 2026 en fin d’après-midi.

Gérard Lafage, ancien cadre territorial désormais retraité, a été nommé pour mener cette enquête. Il animera plusieurs sessions d’accueil dans les mairies concernées, notamment à Erbray où il tiendra quatre permanences réparties stratégiquement : une séance inaugurale mi-décembre, deux rendez-vous début janvier en matinée et après-midi, puis une dernière session avant la clôture.

Accéder aux informations du projet

Les autorités ont prévu plusieurs canaux pour permettre un accès large à la documentation. Les dossiers complets, comprenant notamment l’étude d’impact environnemental et l’avis de l’autorité compétente, sont physiquement disponibles dans les hôtels de ville d’Erbray (place de la Mairie) et de Soudan (place Jeanne d’Arc), consultables aux horaires administratifs habituels.

Une version numérique intégrale est également accessible depuis le portail institutionnel de la préfecture ainsi que sur une plateforme dédiée créée spécifiquement pour cette consultation. Des postes informatiques seront mis à disposition dans chaque mairie pour ceux qui préféreraient consulter sur place sans se déplacer avec leur propre matériel.

S’exprimer sur le projet : plusieurs options

Les modalités de participation ont été pensées pour s’adapter aux différentes préférences des citoyens. Les registres traditionnels restent disponibles dans chaque mairie pour ceux qui souhaitent consigner directement leurs remarques manuscrites.

Pour les contributions numériques, deux possibilités s’offrent aux participants : soit utiliser le registre électronique accessible via la plateforme dédiée, soit adresser un courriel à une adresse spécialement créée pour l’occasion. Dans ce dernier cas, une contrainte technique limite la taille des fichiers joints à trois mégaoctets.

Les courriers postaux demeurent également acceptés, à condition d’être adressés au commissaire enquêteur via l’une des deux mairies concernées. Un principe essentiel régit l’ensemble : seules les contributions reçues dans le délai strict de l’enquête seront intégrées au dossier. Toutes seront ensuite rendues publiques via le registre dématérialisé dans les meilleurs délais.

Après la consultation : décision et transparence

Une fois les quarante jours écoulés, Gérard Lafage disposera d’un temps pour analyser l’ensemble des contributions et rédiger son rapport assorti de conclusions motivées. Ces documents constitueront un élément clé du processus décisionnel.

L’autorité préfectorale examinera ensuite ce rapport pour statuer : soit accorder l’autorisation environnementale en l’assortissant d’éventuelles prescriptions d’exploitation, soit opposer un refus au projet. Dans tous les cas, le rapport d’enquête sera publié sur le site internet départemental et maintenu à disposition du public dans les mairies pendant une année complète, garantissant ainsi la transparence du processus.