Tribune Libre

L’extrême droite n’a pas sa pas sa place dans nos universités

Nantes, le 23 novembre 2023, le syndicat Solidaires, dans une Tribune Libre dénonce les agressions dont ses membres sont victimes.

L’extrême droite n’a pas sa pas sa place dans nos universités.

Ce jeudi 23 novembre 2023, deux étudiants, l’un syndicaliste à Solidaires, l’autre militant à l’Union Pirate ont été agressés physiquement à la faculté de Nantes. Cette agression intervient dans un contexte de tension provoqué par l’UNI, organisation étudiante d’extrême droite qui tente de s’implanter sur le campus universitaire à
l’occasion des élections aux conseils centraux de l’université.

A chaque élection aux conseils centraux universitaires, l’UNI utilisent les mêmes méthodes, quelle que soit la ville. Des militants d’autres villes sont envoyés en renfort sur le campus concerné, ceux-ci multiplient les provocations racistes, invectives islamophobes ou insultes sexistes envers d’autres étudiant.es dans l’espoir de filmer quelques réactions vives qui pourraient ensuite être tronquées et instrumentalisées pour se poser en victime. C’est ce qui est arrivé il y a tout juste un an sur le campus de Lyon 2.

Et quand cela ne suffit pas, les militants d’extrême agressent tout simplement, comme aujourd’hui à Nantes ou comme à Reims en mars dernier.

L’UNI contre le mouvement de 1968

L’UNI est une organisation créée par la droite en réponse au mouvement social de Mai 68, qui a toujours eu pour fonction d’accompagner les réformes libérales qui ont cassées les universités publiques et la recherche.

Longtemps financée par le RPR puis l’UMP, l’UNI ne cache pas aujourd’hui ses liens avec le pétainiste Zemmour,
même si l’on croise aussi des leaders du RN ou les plus droitiers de LR lors de leurs événements.

D’aucune façon, l’UNI ne défend les intérêts des étudiants et étudiantes, pourtant exposés à une précarité inédite, tout comme elle ne défend pas les travailleurs et travailleuses, ainsi que toutes celles et ceux qui subissent les oppressions et la violence.

L’union départementale Solidaires 44 adresse toute sa solidarité aux deux étudiants agressés et réaffirme haut et fort à leurs côtés : l’extrême droite n’aura jamais sa place dans nos universités.

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page