ChâteaubriantLoire-Atlantique

La Bête de Béré, Mythe ou réalité ?

La Bête de Béré reste toujours un mystère.

L’association Vlipp de Nantes nous enchante dans un vidéo de la série « Les chroniques secrètes de l’Ouest, la série »

Chevaliers, dragons, enchanteurs… les origines de lieux, de personnalités ou de récits que l’on connaît, cheminent parfois entre mythe et réalité. Approchez, tendez l’oreille et plongez dans ces légendes inconnues des Pays de la Loire pour les confronter aux faits réels et voyons ce qui pourraient être les fondements même de cette région sous bien des aspects.

La Belle ou la Bête de Béré

Il y bien longtemps de cela, il y avait à Saint-Jean-de-Béré, une jeune fille, belle et pieuse comme un ange du ciel. Un jour de foire, ou de pardon, comme elle se promenait avec sa mère, tout à coup un orage affreux éclata, et le tonnerre tomba sur un chêne à quelques pas des deux femmes.

La Belle de Béré – on la nommait ainsi – poussée par la terreur, s’élança vers le couvent des moines. Elle entra sous le porche et disparut aux yeux de sa mère éperdue. La pauvre femme courut aussi sous le porche. Mais elle n’y vit plus personne. Rien, hélas ! Rien que la sombre porte du couvent fermée comme de coutume. Elle passa la nuit à faire plus de cent fois le tour du monastère. Demandant sa fille à grands cris ; mais nul ne vint lui rendre sa fille. Et quand le jour fut venu, on trouva, étendue sur la terre, la malheureuse mère que la douleur et l’effroi avaient privée de la raison.

Que devinrent-elles toutes les deux ? La tradition est muette ou mensongère à leur égard.

Toutefois, depuis ces temps éloignés, aux veilles des événements terribles et des calamités publiques, on a vu souvent, disent les bonnes gens trop crédules, errer le soir, à la place du grand monastère, tantôt l’ombre d’une jeune fille désolée, tantôt l’image fantastique d’une bête sans nom.Texte d’E. Dulaurens de la Barre, 1854.

L’association Vlipp

Média vidéo associatif nantais, le Vlipp s’adresse à un public jeune, étudiant, travailleur, chômeur et plus largement à un public curieux d’une information libre et locale. En
privilégiant la voix de la “génération 16/35” aux discours institutionnels, nous valorisons une parole peu représentée dans les médias classiques.
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