Loire-Atlantique

Philippe Grosvalet souhaite que les Départements expérimentent le revenu de base

Le président de la Loire-Atlantique mobilise les maires de Loire-Atlantique sur le sujet.

« Le revenu de base constitue un tremplin vers l’insertion sociale et professionnelle ». Philippe Grosvalet souhaite que les Départements expérimentent le revenu de base. Afin de mobiliser les maires de la Loire-Atlantique sur le sujet, le président du Département va leur adresser l’essai édité par la Fondation Jean Jaurès. L’occasion d’expliquer pourquoi il « reste convaincu que le revenu de base constitue un tremplin vers l’insertion sociale et professionnelle, et même un levier d’intégration citoyenne » :

« Après plusieurs mois d’études et de travaux, 18 Départements ont pris l’initiative de soumettre une proposition de loi d’expérimentation du revenu de base à l’Assemblée nationale le 31 janvier dernier.

Convaincu que nous n’avons pas tout essayé dans la lutte contre la pauvreté, c’est avec enthousiasme que j’ai soutenu cette démarche. Malheureusement, le Gouvernement a préféré appeler les parlementaires à ne pas examiner cette proposition. Et a renvoyé ce débat pourtant essentiel à la concertation nationale qui s’ouvre sur le futur revenu universel d’activité. Pourtant, le revenu de base proposait une nouvelle philosophie et une nouvelle solution pour lutter contre la pauvreté.

Le revenu de base est un revenu de solidarité.

Si notre système de protection sociale est efficace au regard des comparaisons internationales, sa performance pourrait être nettement améliorée en automatisant les prestations sociales pour lutter contre le non-recours aux droits, et en les ouvrant aux jeunes de moins de 25 ans, pour l’essentiel exclus du RSA alors qu’un quart des 18-24 ans vit sous le seuil de pauvreté.

Le revenu de base est aussi un revenu de développement. De nombreux travailleurs ne parviennent pas à tirer un revenu décent de leur activité : agriculteurs, artisans, employés et ouvriers à bas revenus, temps partiels… Le dispositif doit leur apporter un complément de ressources, pour améliorer leur pouvoir d’achat et revitaliser les territoires délaissés. A l’heure où de nombreux travailleurs pauvres expriment leur colère de ne plus pouvoir joindre les deux bouts, le revenu de base peut être une réponse de justice sociale.

Le revenu de base est un revenu d’autonomie.

C’est une garantie inconditionnelle de ressources, couplée à une offre d’accompagnement social et professionnel, qui doit permettre de développer le pouvoir d’agir des personnes et les activités d’utilité sociale (aidants de personnes handicapées ou âgées, reconversions professionnelles, formations longues, bénévolat, création d’activités…).

Sous tous ces aspects, je reste convaincu que le revenu de base constitue un tremplin vers l’insertion sociale et professionnelle, et même un levier d’intégration citoyenne.

Je crois que c’est en faisant le pari de l’innovation que nous reprendrons le chemin du progrès social. Ces réflexions m’amèneront à contribuer au débat sur le futur revenu universel d‘activité, pour une réforme de structure des prestations sociales à la hauteur des enjeux de solidarité qui se posent au cœur de nos territoires. Je continuerai dans ce cadre de plaider pour que ceux qui le souhaitent puissent tenter de nouvelles solutions contre la pauvreté. Et être ainsi pleinement acteurs de leur modèle de développement et de leur avenir. »

Philippe Grosvalet,
président du Département de Loire-Atlantique.

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