AgricultureLoire-Atlantique

Pour un Avenir Commun dans le Bocage

L’Association pour un Avenir Commun dans le Bocage a remis ce mercredi aux élus de la Com Com d’Erdre et Gesvres un rapport. Une contribution à la construction d’un projet de territoire post-aéroport du Grand Ouest.

L’Association pour un Avenir Commun dans le Bocage porte la voix d’un agrégat complexe de personnes qui ont fait le pari de continuer ensemble. Paysannes et paysans, habitantes et habitants historiques de la zone ou bien arrivés pour participer à la lutte. Mais également, naturalistes, membres d’associations, de comité de soutien ou individus.

Alors que le comité de pilotage de vendredi se rapproche. Le document remis aujourd’hui fait le diagnostic de tout ce qui est à protéger ici.

Le travail de naturalistes.

Le document s’appuie sur  l’expérience de celles et ceux qui y vivent. Ce document fait un état des lieux précis, apte à répondre aux enjeux posés par la ZAD au sein du PLUi en construction. ménager l’environnement, conjuguer sauvegarde de la biodiversité et maintien d’activités humaines. Agricoles ou non. Il propose une organisation du bâti soumise à la condition d’habiter le territoire avec un faible impact environnemental. Sans pour autant faire table rase de l’existant et nier l’histoire particulière de tous ces lieux auto-construits.

En fournissant de la matière au dialogue avec les élus locaux. Nous proposons une réponse exceptionnelle à une situation qui l’est tout autant. Nous serons vigilants à son examen attentif et au décisions qui en découleront.

Parallèlement aux activités humaines, …

…le bocage préservé est un réservoir de biodiversité où la faune et la flore s’épanouissent. Du fait du projet d’aéroport, la ZAD a été préservée de l’agriculture industrielle qui a sévi partout autour depuis, avec son lot d’agrandissement des parcelles, de destructions des haies, de recours systématique aux pesticides et autres engrais chimiques.

Une zone qui est encore à défendre, donc. Car en luttant contre l’aéroport et son monde nous savions que la victoire contre l’un ne serait que le début d’un nouveau combat. Nulle victoire si les pistes d’avions laissent place à quelques exploitants agricoles industriels, une zone éco-compatible muséifiée, ou une énième zone commerciale pour l’agglomération nantaise.

Avenir Commun dans le Bocage

Le pari de cette contribution du mouvement est de faire le diagnostic de tout ce qu’il nous faut protéger ici. De ce qu’il y a de beau, de rare, de précieux. S’appuyant sur le travail de naturalistes, sur l’expérience d’habitants et de paysans. Il s’agit d’un état des lieux précis, apte à répondre aux enjeux posés. Ménager l’environnement, conjuguer sauvegarde de la biodiversité et maintien d’activités humaines, agricoles ou non. Or, qui mieux que nous, qui avons protégé ce territoire contre le bétonnage auquel il semblait condamné, pourraient répondre à ce défi ?

Évidemment, l’organisation du bâti doit continuer à être soumise à la condition d’habiter le territoire. Avec un faible impact environnemental et une grande attention à l’existant. Qu’il soit visible ou invisible. Mais elle ne peut pas non plus faire table rase de l’existant. Ni nier l’histoire particulière de tous ces lieux auto-construits pour répondre aux besoins de la lutte.

Tags
Bouton retour en haut de la page
Fermer