Vers un label « Agriculture Biologique » pour le sel marin artisanal

Face à la malbouffe, il est grand temps de défendre les aliments naturels. En Loire-Atlantique, le sel des marais salants de Guérande est menacé.

Vers un label « Agriculture Biologique » pour le sel marin artisanal, ramassé à la main par les productrices et producteurs de l’Atlantique.

Michel Ménard, président du Département, alerte Julien Denormandie, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, sur le risque de démarche de labellisation européenne « Agriculture Biologique » des sels marins qui inclurait la production industrielle et de mine.

Distinguer le sel marin artisanal d’une production industrielle

Les artisans du sel, soit 600 producteurs pour l’Atlantique, récoltent annuellement 25 000 tonnes de sel de mer. Ils réalisent ce travail manuellement, font sécher le sel naturellement et ne lui font subir aucune transformation ni adjonction. Il est le fruits d’un savoir-faire ancestral des paludiers depuis des générations. Une fois récolté, le sel de l’Atlantique est séché au soleil puis broyé. Naturellement pauvre en plomb et en métaux lourds, il est non raffiné non traité et sans additifs. Il conserve ainsi ses sels minéraux et oligo-éléments.

À contrario, les industriels du sel marin récoltent mécaniquement et surtout, ils transforment le produit qui est chauffé et traité après récolte pour lui donner cette blancheur particulière. Cette production industrielle représente 975 000 tonnes annuelles (sel de Méditerranée).

Un label « Agriculture Biologique » en faveur du sel est actuellement en cours d’élaboration par la commission européenne. L’intérêt d’une labellisation est évident. Notamment pour l’impact économique qu’elle pourrait susciter auprès des producteurs artisanaux de l’Atlantique. Cette façon  de travailler justifie ainsi l’écart de prix avec les productions industrielles. Il reconnait également le procédé « bio » de la technique de récolte.

Néanmoins, le cahier des charges tel qu’il est défini permettrait au sel industriel de la Méditerranée, ainsi qu’au sel de mine, de prétendre à cette labellisation « Agriculture biologique ». Une telle décision pourrait induire le consommateur en erreur et déstabiliser l’ensemble de la filière salicole de l’Atlantique.

Il est possible de visiter le Musée des marais salants à Batz-sur-mer.

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