Nantes

Lycée Joubert-Maillard d’Ancenis : le point du procureur de Nantes

La jeune lycéenne de 15 ans poignardée vendredi au lycée Joubert-Maillard d'Ancenis n'est plus en danger de mort. Le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, a fait le point ce samedi soir sur son état de santé et sur le profil de l'agresseur, dont la préméditation a été établie. Une décision judiciaire est attendue dimanche midi.

Ce samedi soir, après 18 h 30, Antoine Leroy, procureur de la République de Nantes, est revenu sur l’agression au couteau survenue vendredi 10 avril 2026 au lycée Joubert-Maillard à Ancenis-Saint-Géréon (Loire-Atlantique), apportant des précisions sur l’état de santé de la jeune victime de 15 ans ainsi que sur le profil de son agresseur.

La victime hors de danger

Sur l’état de santé de la lycéenne, le procureur s’est voulu rassurant :

« S’agissant de la jeune lycéenne victime, elle est sortie du bloc opératoire dès hier en soirée, la principale plaie, abdominale, ayant été soignée sans nécessité de poursuite en réanimation ; un 3ème impact, au niveau de la poitrine, a pu être également découvert et soigné ; ses jours ne sont dès-lors plus en danger. »

Un geste prémédité, un agresseur aux fragilités connues

Sur la situation de l’agresseur, qui a reconnu les faits, Antoine Leroy a livré plusieurs éléments troublants :

« Des auditions du mis en cause, qui reconnait la matérialité des faits, il apparaît que le motif principal de ces actes de violences est son fort ressentiment à l’égard de la victime et devant la dégradation de leur amitié qu’il ne vivait pas bien. »

La préméditation de l’acte a par ailleurs été établie :

« Les investigations des gendarmes, à l’occasion aussi bien de la perquisition réalisée au domicile du mis en cause, que de l’analyse de données écrites ou téléphoniques, permettent de caractériser la préméditation de son geste d’hier. »

Enfin, le magistrat a révélé que les fragilités psychologiques du jeune agresseur étaient connues des services de santé :

« Sans qu’il ne soit possible ni opportun d’en dire plus sur l’état psychologique du mis en cause, il apparait utile en revanche d’indiquer ici que ses fragilités à cet égard avaient été repérées et avaient commencé d’être prises en compte depuis plusieurs semaines, période au cours de laquelle il avait par ailleurs tenté de mettre fin à ses jours, justifiant un accueil aux urgences psychiatriques. »

La suite de la procédure

La garde à vue du mis en cause a été prolongée dans l’après-midi de ce samedi. Une décision du parquet de Nantes est attendue dimanche 12 avril, en milieu de journée.

Articles similaires