Un rassemblement silencieux est prévu samedi 22 novembre 2025, à 14 h à Nantes, devant le monument des Cinquante Otages, en soutien à la famille d’un jeune Marseillais tué sans lien avec le trafic de drogue.
Le 13 novembre dernier, Mehdi Kessaci, 20 ans, a perdu la vie dans des circonstances tragiques à Marseille. Selon un communiqué diffusé par plusieurs formations politiques de gauche et écologistes, ce jeune homme « au parcours irréprochable » aurait été tué sans raison apparente, victime collatérale d’une violence qui gangrène certains quartiers de la cité phocéenne.
En réaction à ce drame, plusieurs organisations politiques de Loire-Atlantique appellent à un rassemblement de soutien ce samedi à Nantes. Les participants sont invités à venir vêtus de blanc, sans banderole ni drapeau, pour un hommage silencieux.
Une mobilisation qui dépasse Marseille
Face à ce drame, la famille Kessaci et plusieurs organisations politiques appellent à une mobilisation d’envergure. Une marche blanche est prévue à Marseille, tandis que des rassemblements de soutien sont organisés dans d’autres villes de France.
L’initiative nantaise est soutenue par une dizaine de formations politiques de Loire-Atlantique, dont Les Écologistes, le Parti socialiste, le Parti communiste français, Génération.s, Debout 44, l’Après 44, l’Union Démocratique Bretonne 44, Génération Écologie 44, Territoires 44 et Gauche Écosocialiste 44.
Le narcotrafic, une problématique nationale
Le communiqué pointe du doigt l’emprise croissante du narcotrafic dans les quartiers populaires français, et particulièrement à Marseille. La ville connaît depuis plusieurs années une recrudescence des règlements de comptes liés au trafic de stupéfiants, faisant régulièrement des victimes, parfois sans lien avec ces activités criminelles.
« Pendant trop longtemps, la France a laissé l’emprise du narcotrafic s’installer », dénoncent les signataires, qui estiment que ces violences se sont développées dans l’indifférence générale, touchant des populations et des quartiers longtemps « invisibilisés ».
Des questions de sécurité et de justice sociale
Au-delà de l’hommage à Mehdi Kessaci, les organisateurs soulèvent des interrogations plus larges sur la protection des citoyens dans les quartiers populaires et sur la capacité de l’État à y garantir la sécurité. Ils appellent à ce que cette tragédie constitue « un tournant dans l’histoire de notre pays ».
La question de la lutte contre le narcotrafic est devenue un enjeu politique majeur en France, particulièrement depuis l’annonce par le gouvernement d’un plan de lutte renforcée contre les trafics de drogue et la criminalité organisée. Marseille, en particulier, fait l’objet d’une attention soutenue des pouvoirs publics face à la multiplication des violences liées aux stupéfiants.
La mobilisation autour de la mémoire de Mehdi Kessaci illustre l’exaspération croissante face à ces violences et la demande d’une réponse plus efficace des autorités pour protéger les habitants des quartiers touchés par le trafic de drogue.
Rendez-vous samedi 22 novembre à 14 h devant le monument des Cinquante Otages à Nantes. Les participants sont invités à venir nombreux et vêtus de blanc.
Visuels : Amine Kessaci, président de l’association Conscience et frère de Medhi. © Facebook de l’association Conscience.

