Rezé

Miel de Montagne à la Barakason : quand l’indie pop devient une ode au vivant

Il y a quelque chose de profondément attachant chez Miel de Montagne. Peut-être cette façon qu'il a de transformer les petits riens du quotidien en hymnes décomplexés, entre skate, campagne et chien fidèle.

Miel de Montagne à la Barakason : quand l’indie pop devient une ode au vivant, vendredi 5 décembre à Rezé.

Le troubadour de l’ordinaire pose ses valises à Rezé le 5 décembre pour un concert qui promet d’être aussi solaire que mélancolique.

Il y a quelque chose de profondément attachant chez Miel de Montagne. Peut-être cette façon qu’il a de transformer les petits riens du quotidien en hymnes décomplexés, entre skate, campagne et chien fidèle. Ou cette sincérité brute qui transpire de chaque refrain, quelque part entre Mac DeMarco et Flavien Berger, avec cette touche bien à lui qui fait mouche à chaque fois.

Vendredi 5 décembre à 20 h, la Barakason de Rezé accueillera ce funambule des émotions pour un concert où l’on pourra – comme dit l’artiste lui-même – « Ouin Ouin de joie ou de chagrin ». Parce que chez Miel de Montagne, l’essentiel, c’est de ressentir.

Le culte des refrains qui collent

Ceux qui connaissent ont déjà les tubes en tête : « Pourquoi Pas », « Permis B Bébé », « Le Tuto », « Calvin »… Des morceaux devenus cultes bien au-delà des frontières françaises, portés par une génération hybride qui refuse de choisir entre l’euphorie et le spleen. Miel de Montagne mêle pop et électronique avec une grâce désarmante, transformant les joies simples en mélodies solaires teintées d’une mélancolie assumée.

Son nouvel album Ouin Ouin – titre parfait pour qui sait que pleurer peut aussi être libérateur – marque un tournant. L’artiste y explore ses émotions sans filtre, accompagné de Mielo, son ami imaginaire qui squatte pochettes, affiches et même un tattoo sur ses fesses (véridique). Les collaborations avec Lewis Ofman, L’Impératrice, Parcels ou Men I Trust apportent des couleurs nouvelles à un univers déjà riche.

Entre Bruxelles, Paris et la campagne : l’art de la lenteur

Tout autour de nous, son album précédent, s’est construit dans « la lenteur et l’ennui du quotidien », entre Bruxelles, Paris et la campagne. Onze titres qui ouvrent la porte aux questionnements existentiels que Miel avait tendance à repousser : qui suis-je vraiment ? Comment rester en accord avec soi quand tout le monde nous prête un rôle ? Comment garder son âme d’enfant sans se perdre ?

Miel de Montagne à la Barakason : quand l’indie pop devient une ode au vivant

Des images simples et justes pour traduire ce que Philippe Delerm ou Jirô Taniguchi captaient dans leurs « extases ordinaires ». Parce que rester vrai demande plus d’effort, mais c’est le meilleur moyen de se sentir vivant, bordel.

La scène comme terrain de jeu

Ces dernières années, Miel de Montagne a trouvé dans l’exposition au public les ailes pour devenir le héros qu’il voulait être adolescent. Sur scène, il se dévoile sans masque, avec humour et tendresse, transformant chaque concert en célébration du vivant. Si vous repartez de la Barakason en ayant ri, pleuré, ou simplement profité de l’instant présent, l’artiste aura gagné son pari.

Rendez-vous le 5 décembre à Rezé. Amenez vos émotions, Miel s’occupe du reste.

Miel de Montagne
Le 5 décembre 2025 à 20h
La Barakason, Rezé