Mobilisation en Loire-Atlantique contre l’austérité, mardi 2 décembre 2025.
Les organisations syndicales de Loire-Atlantique appellent à une journée de grève et de manifestations le mardi 2 décembre pour contester le budget d’austérité du gouvernement et réclamer une hausse générale des salaires.
Un budget dénoncé comme « anti-social »
Le texte appelle à la mobilisation contre les mesures gouvernementales : gel des salaires dans la fonction publique, blocage des pensions de retraite, augmentation des franchises médicales et réductions budgétaires dans les services publics. Les organisateurs critiquent la politique menée par le ministre Lecornu, accusé de poursuivre « le cap de l’austérité » en collaboration avec « le RN et le grand patronat ».
Selon le communiqué, le pouvoir d’achat des salariés se dégrade : le SMIC est jugé insuffisant et 50% des employés gagneraient moins de 2 190 euros nets mensuels, alors que la productivité continue d’augmenter.
Critique du « coût du capital »
Les syndicats pointent du doigt les 211 milliards d’euros d’aides publiques versées annuellement aux entreprises « sans contrôle ni contrepartie ». Ils soulignent l’explosion des dividendes (+50% en cinq ans) et la concentration des richesses, avec les 500 familles les plus fortunées possédant 40% du revenu national.
Cinq priorités revendiquées
La mobilisation s’articule autour de cinq axes : le financement des services publics (santé, éducation, culture), l’arrêt des licenciements avec un plan industriel ambitieux, l’abrogation de la réforme des retraites, l’augmentation des salaires et minima sociaux, et enfin une réforme fiscale incluant la taxation des patrimoines et le rétablissement de l’ISF.
Plusieurs rassemblements prévus
Des manifestations sont organisées à Nantes (10 h, préfecture), Saint-Nazaire (10 h, place de la gare), Châteaubriant (10 h 30, place de la mairie), Pornic (17 h, pont du 8 mai) et Ancenis (10 h, station Esso).
Un rassemblement de soutien est également prévu à 12h devant le tribunal de Nantes, où des militants de la centrale de Cordemais comparaissent. Le communiqué dénonce la « criminalisation de l’action syndicale » et les procédures visant les militants d’entreprises comme TITI Services, la SNCF ou Airbus en Loire-Atlantique.
