
Mobilisation en Loire-Atlantique pour soutenir 52 agriculteurs placés en garde à vue.
Une quinzaine d’agriculteurs se sont rassemblés jeudi soir, à 20 h 30 devant la sous-préfecture de Châteaubriant pour dénoncer la garde à vue de 52 de leurs collègues, après l’occupation pacifique d’une annexe du ministère de l’Agriculture. Une dizaine de militaires de la brigade de Gendarmerie de Châteaubriant était présente avec à leur tête, la commandante, Line Robin.
M.Marc Makhlouf, sous-préfet, Châteaubriant-Ancenis était également sur place devant la sous-préfecture pour prendre le pouls.
Un rassemblement de soutien dans trois villes
Ce jeudi 15 janvier, la Confédération paysanne de Loire-Atlantique organisait simultanément trois rassemblements devant les sous-préfectures de Châteaubriant, Redon ( Ille-et-Vilaine) et Saint-Nazaire à 20 h 30. À Châteaubriant, une quinzaine d’agriculteurs venus de Derval, Châteaubriant, Fercé, Sion-les-Mines, Derval et du pays d’Ancenis répondaient à l’appel.
Ces mobilisations font suite à une action menée mercredi 14 janvier, au cours de laquelle des agriculteurs de la Confédération paysanne ont pénétré dans une annexe du ministère de l’Agriculture à Paris. Cette opération s’est soldée par le placement en garde à vue de 52 manifestants.
Un contexte de tensions agricoles
Cette action intervient dans un contexte de mobilisation du monde agricole. Selon les documents diffusés par la Confédération paysanne, plusieurs événements ont marqué la semaine écoulée :
Le vendredi 9 janvier 2026, une action de revendication avait déjà été menée par la Confédération paysanne en région parisienne.
Quelques jours plus tard, le mardi 13 janvier, la FNSEA a débarqué avec 350 tracteurs et paralysé Paris toute la journée, ce qui a conduit à l’annonce d’une loi d’urgence agricole par le gouvernement.
Une différence de traitement dénoncée
Dans un communiqué, la Confédération paysanne souligne ce qu’elle considère comme une « différence de traitement » : « 52 manifestants en garde à vue qui vont également passer une nuit à Paris mais dans des conditions bien moins drôles qu’un campement devant l’assemblée nationale. Aucune poursuite n’est engagé ce qui prouve qu’il s’agissait uniquement d’intimidation. » Dans les rangs, ce soir, c’est l’incompréhension, mêlée de colère qui prévaut chez les membres de la Confédération Paysanne.
L’organisation syndicale défend son action en insistant sur sa dimension pacifique et revendicative, et critique la réponse répressive des autorités face à ce qu’elle estime être une action légitime pour défendre les intérêts agricoles et environnementaux.
Le rassemblement de jeudi soir visait ainsi à exprimer la solidarité avec les agriculteurs placés en garde à vue et à maintenir la pression sur le gouvernement concernant les revendications du secteur.