Nantes

Nantes : la gauche réunie autour de la « justice sociale et écologique »

Près d'un millier de personnes assistaient, ce vendredi soir, au salon Mauduit, au premier meeting de campagne de Johanna Rolland, qui brigue un troisième mandat avec une coalition de gauche et écologiste.

Nantes : la gauche réunie autour de la « justice sociale et écologique ».

Près d’un millier de personnes présentes, jeudi soir au Salon Mauduit à Nantes, au meeting d’ouverture de campagne de Johanna Rolland, maire sortante socialiste, qui brigue un troisième mandat à la tête d’une coalition de gauche et écologiste.

À 16 semaines du premier tour des élections municipales de 2026, Johanna Rolland a donné le coup d’envoi de sa campagne devant un public composé de militants, sympathisants et représentants du monde associatif et culturel. La maire sortante de Nantes s’appuie sur une coalition baptisée « La Gauche unie pour Nantes », qui rassemble le Parti socialiste, Les Écologistes (représentés par Marie Vitoux), le Parti communiste français (Robin Salecroix), ainsi que plusieurs formations de gauche dont L’Après, Place Publique, le Parti animaliste ou encore Génération écologie.

Un programme axé sur le social et l’environnement

Dans son discours, Johanna Rolland a défini les contours de son projet autour de la notion de « justice » : « Faire et refaire société en cultivant la justice sociale, justice écologique, une ville qui se bat sans relâche contre le sexisme, contre le racisme et toutes les discriminations », a-t-elle déclaré. La candidate met également l’accent sur l’accessibilité culturelle et le renforcement des services publics.

Parmi les principales mesures annoncées figurent l’objectif de 40 % de logements sociaux et 20 % de logements abordables dans la production neuve, l’élargissement de la gratuité des transports en commun à 15 000 habitants supplémentaires via une tarification solidaire, le doublement des investissements en faveur du vélo, ainsi que l’extension des espaces débitumés. Sur le plan éducatif, la coalition propose l’instauration d’un goûter gratuit dans les écoles maternelles et élémentaires, la création d’une « Maison des enfants » dédiée à la santé mentale, et une plateforme de soutien aux familles monoparentales.

Une campagne sous tension politique

Cette élection municipale s’inscrit dans un contexte national marqué par la progression du Rassemblement national. Johanna Rolland a présenté ce scrutin comme « une étape importante à 18 mois de l’élection présidentielle, pour faire barrage à l’extrême droite ». La maire sortante a également critiqué le candidat de la droite locale, qu’elle qualifie de « rétrograde » et dont elle dénonce « l’outrance et les dérives ».

Marie Vitoux, représentante des écologistes, a insisté sur la dimension inclusive du projet : « Une ville où la gauche unie avec les écologistes est aux commandes, c’est une ville qui fait confiance aux habitants des quartiers populaires pour décider, qui permet à tout le monde de se loger et d’accéder à une alimentation de qualité. » Robin Salecroix, pour le PCF, a souligné la volonté de faire de Nantes « un bouclier protecteur pour les salariés, jeunes, retraités et familles populaires ».

La campagne s’annonce comme un affrontement entre deux visions : d’un côté, une coalition de gauche qui mise sur la solidarité et la transition écologique ; de l’autre, une droite dont les représentants n’ont pas encore détaillé publiquement leur programme complet. Le premier tour se tiendra dans moins de quatre mois.