Nantes

Nantes : le Camp Climat a remotivé les troupes

Le Camp Climat, qui vient de s'achever à Nantes, ce dimanche 3 août à l'initiative de Alternatiba et ANV-COP21, a redonné de la motivation aux militant.es venu.es de toute la France.

Nantes : le Camp Climat a remotivé les troupes et la mobilisation se poursuit.

Venus des quatre coins de la France, les participants du Camp Climat national repartent avec une détermination renforcée et des outils concrets pour agir. Durant neuf jours, 180 ateliers leur ont permis de se préparer aux échéances à venir, notamment les municipales de 2026. Dès le 28 septembre, Alternatiba et ANV-COP21 les convient à la marche Climat, Justice, Libertés.

L’événement s’est achevé dimanche 3 août dans la métropole nantaise. Neuf journées d’apprentissage, de débats et de convivialité viennent de se refermer sur un bilan encourageant. Chaque jour, 400 personnes en moyenne ont investi les salles de cours de cet institut transformé en université militante.

La diversité des sujets abordés 

Portés par 168 formateurs, les workshops ont couvert un spectre large : réflexions sur les stratégies non-violentes, apprentissage de techniques concrètes comme la confection de banderoles ou l’art du communiqué de presse.

L’entraide a rythmé ces dix journées. Entre préparation des repas, nettoyage et organisation logistique, pas moins de 736 créneaux bénévoles ont été tenus par les participants. « C’est avant tout un espace de rencontre et de partage », témoigne Clément, arrivé de Nîmes pour l’intégralité de l’événement.

Nantes : le Camp Climat a remotivé les troupes
© Hervé Leroux.

L’atmosphère festive a conquis au-delà du cercle militant. Chaque soir, des concerts animaient le camp, avec trois soirées ouvertes au grand public qui ont permis de faire découvrir cette énergie collective particulière.

Les organisateurs d’Alternatiba et d’Action non-violente COP21 misent sur la dynamique créée. Ces liens nouveaux et ces apprentissages constituent selon eux un atout majeur pour les prochaines échéances, à commencer par les marches du 28 septembre. Juliette Caroulle, qui a coordonné le Camp, se montre optimiste : « Des militant·es de tous horizons géographiques se sont retrouvé·es et vont poursuivre l’action commune. »

La force acquise nourrira les défis de septembre. « Ces journées ont insufflé l’énergie nécessaire pour affronter les enjeux de la rentrée », complète-t-elle.

Les municipales de mars 2026 cristallisent les ambitions. Considérées comme un tournant décisif dans la bataille climatique, elles ont fait l’objet de nombreux ateliers explorant deux approches complémentaires : la candidature directe pour porter des politiques écologiques depuis les institutions, ou l’exercice d’une pression citoyenne extérieure pour influencer les décisions publiques.

La riposte à la loi Duplomb

Parallèlement, la désobéissance civile a trouvé de nouveaux adeptes. Formés aux techniques de coordination et de blocage, de nombreux participants rejoignent les rangs d’ANV-COP21 avec des compétences fraîchement acquises. La compagnie AXA figure déjà dans le viseur des actions à venir, accusée de financer l’industrie fossile.

Une simulation d’action a même préfiguré la suite. Vendredi, les participants ont mis en scène un blocage fictif de salon agricole, préparant la riposte à la loi Duplomb.

« Notre engagement remonte à 2015, dans la perspective de l’Accord de Paris », rappelle Rémi Donaint, porte-parole d’ANV-COP21. Face aux manquements étatiques, l’organisation durcit le ton. « Devant le décrochage des États par rapport à leurs engagements, nous renforçons notre rôle de contrainte citoyenne. »

La COP 30 de Belém approche (10-21 novembre). Le mouvement climatique entend retrouver la dynamique des années 2010 et relancer une séquence de mobilisation d’envergure. Rendez-vous est pris le 28 septembre dans toute la France pour ces marches Climat, Justice, Liberté qui ouvriront une rentrée sociale prometteuse.

Visuel de Une : © Christophe Oudellin.