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Nantes élimine le plastique de la restauration scolaire

La Ville de Nantes met en place des solutions de substitution au plastique dans les cantines scolaires à partir du mois de mai, sans attendre la loi Egalim qui prévoit la suppression bisphénols et phtalates au plus tard pour 2025.

Nantes élimine le plastique de la restauration scolaire. La Ville de Nantes expérimente dans une dizaine de restaurants « pilotes ». Au mois de mai, 10 restaurants seront équipés de verres et d’assiettes en verre trempé et de pichets en inox.

Concernant les assiettes et verres, il s’agit de nouveaux produits qui présentent l’avantage d’être durables et beaucoup plus légers que la vaisselle traditionnelle, au bénéfice à la fois des enfants et des agents de restauration. Il s’agit de produits français fabriqués au sud de Dunkerque.

Plusieurs modèles de verres seront proposés afin de laisser libre choix aux enfants et aux agents de retenir le modèle (ergonomie, esthétique). La Ville prévoit de recueillir les observations des enfants et agents d’ici à la fin de l’année scolaire. Puis choisira ensuite les modèles les plus appropriés. Cette démarche permettra ainsi d’équiper progressivement tous les restaurants scolaires d’ici février 2020. Ce changement de vaisselle devra accompagner les équipes et de revoir avec elles les modalités du service afin de préserver les conditions de travail.

Des solutions pour remplacer les barquettes en plastique de la restauration scolaire

Un groupe de travail a été créé depuis janvier. Il réunit des fédérations de parents d’élèves, et des collectifs pour avancer ensemble sur des solutions. Il s’est réuni pour la première fois le 23 janvier dernier. Une deuxième rencontre a eu lieu le mardi 12 mars autour de la substitution du plastique. Le groupe se réunira de nouveau d’ici au mois de juin.

Afin que la ville de Nantes élimine le plastique de la restauration scolaire, il y a la solution de barquettes d’origine végétale, recyclables et compostables. Cela exige de revoir le processus de production des 15 000 repas servis chaque jour. Un certain nombre de tests à la cuisine centrale sont nécessaires pour trouver la meilleure solution.

« La Ville de Nantes n’a pas attendu la loi pour s’engager dans la recherche de solutions alternatives au plastique dans les cantines. Elle va même la devancer. Je me réjouis que ce travail permette la mise en place rapidement de premières mesures concrètes, tout en restant attentive à ce qu’elles s’intègrent bien dans l’organisation des équipes de restauration », souligne Catherine Choquet, adjointe au maire de Nantes en charge de la restauration scolaire.

Un travail à l’échelle locale et nationale pour trouver des alternatives au bisphénols et phtalates

Refonte du processus, travail avec tous les fournisseurs, bruit, sécurité, conséquences sur les équipes de restauration, recyclage. En effet, il n’existe pas aujourd’hui de substitut simple qui n’aurait aucune conséquence sur l’un de ces aspects.

La Ville de Nantes est en veille permanente sur les expérimentations, les innovations permettant de sortir du plastique.

Quelques chiffres clés de la restauration à Nantes

– 1 cuisine centrale et 87 restaurants scolaires ;- 43 agents au service municipal de restauration et 805 adultes (animateurs, Atsem) qui encadrent les enfants sur le temps du midi ;- Entre 14 000 et 15 000 repas servis chaque midi ;- 2500 repas servis en moyenne le mercredi et pendant les vacances scolaires dans les 27 centres de loisirs ;- 7 écoliers sur 10 déjeunent à la cantine ;- 4.3 M€ consacrés à l’achat de denrées alimentaires dont 19 % pour l’achat de produits bio et locaux (yaourt bio de St Omer, gros sel de Guérande, légumes issus d’un atelier de transformation du lycée Jules Rieffel, volaille d’Ancenis, pain bio une fois par semaine, viande de porc de la filière bleu blanc cœur… ;- Coût moyen par repas : 14.83 € TTC ok pour le chiffre ;- Prix à payer pour les familles : entre 0.83 et 5.99 € selon le quotient familial.

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