
Philippe Grosvalet appelle à respecter « le libre choix de chacun » sur la fin de vie.
À l’approche de l’examen au Sénat des propositions de loi sur le droit à l’aide à mourir et l’égal accès aux soins palliatifs, Philippe Grosvalet prend position sur ce débat de société qui divise autant qu’il interpelle. Pour lui, ces textes marquent « une étape supplémentaire dans le long chemin vers la création d’un nouveau droit : celui de choisir librement sa fin de vie. »
Une réflexion approfondie
Conscient qu’il s’agit d’un « enjeu essentiel qui nous concerne tous intimement », Philippe Grosvalet explique avoir mené un important travail préparatoire avant de se forger une opinion. Il évoque « un travail continu d’information, de réflexion et d’échanges » incluant la lecture du rapport de la Commission citoyenne sur la fin de vie, des entretiens avec des médecins spécialisés et l’organisation d’un débat public avec le Docteur Virginie Dessus-Chevrel et Véronique Massonneau, vice-présidente de l’Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité.
Quatre principes cardinaux
Ce « travail de délibération intérieure, s’appuyant sur des avis et des expériences qui peuvent être opposés, mais qui sont surtout complémentaires, » l’a conduit à définir quatre principes qui guideront son vote du 30 janvier :
Un nouveau droit plébiscité – Philippe Grosvalet insiste sur « l’absolue nécessité de créer un droit nouveau soutenu par 89% des Français : le Droit à mourir. » Il souligne que même si la majorité des citoyens ne souhaitent pas y recourir, « ils désirent néanmoins pouvoir y avoir accès. » Pour lui, « le cadre légal et réglementaire actuel ne suffit pas pour répondre aux attentes profondes de nos concitoyennes et concitoyens. »
Des soins palliatifs pour tous – En parallèle, il défend « l’obligation essentielle de garantir le développement de soins palliatifs de qualité accessible à tous sur l’ensemble de nos territoires : pour s’assurer que cette nouvelle capacité de choix ne se fasse faute d’alternative satisfaisante. »
Respecter les soignants – L’élu insiste également sur « le devoir de respecter la clause de conscience des personnels soignants », rappelant que « le chemin qui s’ouvre à nous ne peut se faire contre eux. »
Promouvoir les directives anticipées – Enfin, il met en avant « l’importance de renforcer et développer la culture des directives anticipées. »
Philippe Grosvalet conclut sa tribune en appelant à un équilibre : « Quand une aspiration vers une liberté nouvelle est aussi communément partagée, il revient à la République de l’accompagner tout en trouvant un équilibre pour la préserver de ses excès. »