Loire-Atlantique

Pour la préservation des poissons migrateurs amphihalins

Pour la préservation des poissons migrateurs amphihalins : un engagement fort et de nouvelles mesures sont prises.

Le Comité de Gestion des Poissons Migrateurs (COGEPOMI) Loire côtiers vendéens Sèvre niortaise s’est réuni le 7 novembre pour faire le point sur les efforts déployés en faveur des poissons migrateurs amphihalins. Ces espèces, dont le cycle de vie alterne entre eau douce et milieu marin, sont emblématiques mais souvent vulnérables. Le saumon atlantique, la truite de mer, l’anguille européenne, la lamproie marine et fluviatile, ainsi que la grande alose et l’alose feinte, étaient au cœur des discussions, avec un accent particulier mis sur les défis de la continuité écologique et la nécessité d’actions ciblées.

Continuité écologique et programmes spécifiques

Le comité a passé en revue les actions visant à améliorer la continuité écologique des cours d’eau, un facteur essentiel pour permettre la migration de ces espèces entre leurs zones de reproduction et de grossissement.

Pour la préservation des poissons migrateurs amphihalins
Le Comité de Gestion des Poissons Migrateurs (COGEPOMI) Loire côtiers vendéens Sèvre niortaise s’est réuni le 7 novembre en préfecture © Préfecture de Loire-Atlantique.

Saumon atlantique et anguille européenne

Deux espèces phares du bassin ont fait l’objet d’un examen approfondi :

Saumon Atlantique : Les modalités techniques du programme de repeuplement saumon 2026 seront prochainement précisées par un groupe de travail dédié. Il a été souligné que ce programme doit s’inscrire dans un accord de territoire global, impliquant les parties prenantes le long de la Loire et de l’Allier, pour assurer une efficacité maximale des efforts de conservation.

Anguille Européenne : Les dernières données de suivi de la population, tant en milieu fluvial qu’en marais, ont été présentées. Des projets de repeuplement pour 2026 ont été annoncés, complétés par le bilan des actions de contrôle déjà menées.

Encadrement strict de la pêche des aloses et des lamproies

Face à la situation préoccupante des populations de lamproies et d’aloses, le COGEPOMI a pris des décisions fortes visant à encadrer strictement leur pêche, tout en tenant compte des enjeux économiques pour les professionnels. La synthèse des travaux d’un groupe de travail dédié a conduit à l’adoption des mesures suivantes, applicables à tous les types de pêche, y compris récréative, pour une durée de cinq ans.

Interdiction totale sur certains secteurs

La pêche de ces espèces est désormais interdite dans les zones suivantes, la Loire en amont du Bec de Maine, les côtiers vendéens, ainsi que la Sèvre niortaise.

Cette interdiction représente un effort significatif, étant donné que les captures professionnelles sur la période 2023-2025 dans le secteur amont du Bec de Maine représentaient 42 % des captures totales de lamproies et 57 % des captures d’aloses.

Réduction de la période et limitation des engins

En aval du Bec de Maine, de nouvelles restrictions s’appliquent pour les aloses et lamproies :

Secteur période de pêche réduite engins autorisés

Maritime (Entre limite de salure des eaux et limite transversale de la mer. Réduction au mois de mars Maille >90 mm et fil >0,35 mm uniquement en avril.

Fluvial (En amont de la limite de salure des eaux) Du 15 février au 31 mars Maille >90 mm et fil >0,35 mm uniquement en mars et avril.

Visuel de Une © John Cameron.