Qui succédera à Yves Daniel ?

Qui succédera à Yves Daniel ? Qui remplacera le député sur les bancs de l’Assemblée ? Et qui ajoutera son nom aux pages Wikipédia ? Dans la 6e circonscription de Loire-Atlantique, Châteaubriant-Ancenis, deux candidats viennent devant les électeurs, ce dimanche, 19 juin 2022, second tour des élections législatives.

D’un coté, il y a Jean-Claude Raux, 55 ans, arrivé en tête dimanche dernier dans 49 communes sur les 62 que compte la circonscription. De l’autre, Jordan Esnault, 28 ans, qui s’essaie à la députation.

Jean-Claude Raux, un élu de terrain

Conseiller communautaire durant un premier mandat, membre de la commission culture et référent du POP (pôle d’orientation et de programmation). Il œuvre également à l’animation territoriale ente 2014 et 2020. Jean-Claude Raux est avant tout sur le terrain, c’est un élu de proximité, qui sait écouter les gens.

« J’ai beaucoup travaillé au Projet Culturel de Territoire de la CC de Nozay avec le département, au projet commun (Comcom et commune) médiathèque/pôle culturel du château de Saffré (inauguré 2016).  Puis à la création et aux débuts de l’Epic Erdre Canal Forêt (tourisme, avec CCEG et pays de Blain). Nous avons réalisé la rénovation du plateau sportif de Nozay. Et nous avons mis sur les rails le projet de salle de gymnastique interco à Nozay (chantier en cours), celui du circuit des 7 étangs (voies vélo pour relier les 7 communes, en cours). »

Jordan Esnault : des méthodes de voyou

On se demande pourquoi Jordan Esnault a reçu l’investiture de LREM pour ces législatives, lui qui n’était même pas encarté. La réponse est simple : le compagnon dans la vie du jeune candidat n’est autre que Clément Lethielleux, un jeune loup de LREM. Lethielleux est consultant en politique, conseil en relations publiques et communication. Récemment, il cessait son activité  en avril 2022. Il fut collaborateur parlementaire. Il vit entre Nantes et Paris. Clément Lethielleux a pesé de tout son poids pour que le jeune Jordan soit désigné par les instances parisiennes de LREM.

On sait depuis longtemps que la politique n’est pas une affaire très propre. Pour certains, tous les coups ( bas) sont permis.

Jordan Esnault, challenger, minoritaire avec 25,9 % des voix veut ratisser large. Au moment des élections, il ne connaît plus ni famille, ni patrie. D’un coté, il en appelle à l’électorat de François-Xavier Le Hécho. La méthode écœure Le Hécho. Désormais sans étiquette, il récoltait quand même presque 4% au premier tour.

« Avec Yves Daniel, ils (équipe Jordan Esnault ) ont été odieux avec moi. Je ne leur pardonnerai jamais. » François-Xavier Le Hécho ne donne aucune consigne de vote pour le second tour.  « Je pense que ne pas bouger c’est le mieux. »

Jordan Esnault recevait ce jeudi l’appui de Christophe Béchu qui se rendait à Nantes soutenir Valérie Oppelt. Sur sa route, le maire d’Angers a passé quelques instants à Ancenis. Il est venu défendre la jeunesse et excuser l’inexpérience de son jeune poulain. A noter que dans le même temps, le Ministre sous tutelle, Christophe Béchu, s’apprête à laisser son siège à la mairie d’Angers à Jean-Marc Verchère, un p’tit jeune, élu de 74 ans, qui fut maire de St-Mathurin-sur-Loire de mars 1989 à mars 2008. Comprend qui peut.

Jordan Esnault ment

A propos de jeunisme, Jordan Esnault fustige son concurrent. Il fait penser à ces adolescents qui veulent se faire plus âgés pour rentrer en boîte de nuit. Jordan Esnault annonce partout qu’il a 29 ans. Faux. Il a un an de moins à l’état civil.

Pour cette pitoyable campagne, le jeune challenger se rabiboche avec un oublié de la politique, Maxime Lelièvre, qu’il nomme directeur de campagne. Il se dit ça et là qu’on ne sait pas si Lelièvre fait gagner ou perdre des voix à Jordan Esnault.

Où est la morale dans tout cela ?  Sont-ce les valeurs religieuses, transmises par son père diacre à la paroisse Sainte-Croix, que le jeune Jordan Esnault a mal digérées ?

Esnault emploie de basses méthodes lorsqu’il qualifie son concurrent d’« extrême-gauche. » Tous les élus, toutes les élues du territoire de Nozay, Blain, qui ont eu à travailler avec Jean-Claude Raux, font remarquer son sens des réalités de terrain, sa proximité et son écoute.

Les gens ont besoin d’une personne d’expérience, ancrée sur le territoire, qui comprend les problèmes quotidiens.

 

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