Ride, glisse et culture street : les mots de l’esprit du mouvement
Le mot ride désigne, dans son sens le plus large, la pratique des sports de glisse et des déplacements urbains. Il rassemble toutes les disciplines présentes ce jour-là et l’état d’esprit qui les traverse : bouger, se déplacer, ressentir.
La glisse regroupe les disciplines où l’on se déplace de façon fluide sur un support roulant ou glissant, skate, trottinette, longboard, skimboard ou roller. Elle constitue l’un des fils conducteurs de la journée.
La culture street, ou street, désigne plus largement les pratiques nées dans l’espace urbain, du skate au parkour en passant par le BMX, le street art ou la danse. Ce qui les relie, c’est une manière de s’approprier l’espace public et d’y exprimer une liberté de mouvement.
Le vocabulaire des équipements
Plusieurs termes renvoient aux aménagements installés pour l’occasion. Les modules sont l’ensemble des éléments construits pour la pratique de la glisse, rampes, plateformes, obstacles ou lanceurs, qui permettent de réaliser figures et parcours.
Une aire de street rassemble plusieurs de ces modules pour recréer un environnement urbain, propice au skate, au BMX ou à la trottinette.
Les rampes sont des structures inclinées en forme de U, utilisées pour enchaîner figures et déplacements. Les lanceurs, eux, servent à prendre de la vitesse avant un saut ou une figure. Une piste de pumptrack, faite de bosses et de virages, se parcourt sans pédaler, uniquement grâce aux mouvements du corps.
Discipline par discipline
Le skateboard reste la discipline urbaine sur planche à roulettes la plus connue, tandis que le roller se pratique avec des patins. Le mountainboard est une planche hybride conçue pour rouler sur tout type de terrain, et le skimboard permet de glisser sur le sable humide ou en bord de mer, une planche adaptée à la pratique proposée sur l’Esplanade grâce à une piste d’eau artificielle.
La pratique du BMX version street consiste à réaliser des figures sur des modules inspirés du mobilier urbain, escaliers, rambardes ou plots.
Le vocabulaire de la pratique et de l’expression
D’autres mots décrivent la manière de pratiquer plutôt que la discipline elle-même. Le flow désigne la fluidité et la continuité d’un mouvement, ce qui rend un enchaînement esthétique autant que technique. Une session correspond à un temps de pratique, encadré ou libre, consacré à une discipline donnée. Un spot est un lieu identifié et aménagé pour la pratique des sports urbains ou de glisse.
Un trick est une figure ou un mouvement technique, tandis qu’un slider désigne plus précisément une figure de glisse sur un module ou une surface. Le freestyle, enfin, renvoie à une pratique libre, où l’improvisation et l’expression personnelle priment sur toute logique de compétition.
Créer, personnaliser, transmettre
Deux mots enfin concernent les ateliers créatifs de la journée. La customisation désigne l’action de personnaliser un objet ou un vêtement dans une démarche artistique, comme les casquettes ou les t-shirts proposés lors des ateliers avec l’artiste PERSU et l’association 13Arts. Le DIY, pour Do It Yourself, résume l’esprit de ces ateliers : réaliser soi-même ses créations, dans une logique d’expérimentation et d’autonomie.
Ce vocabulaire, largement partagé par les pratiquants de glisse urbaine, permet de mieux suivre les annonces des speakers et les échanges entre riders tout au long de la journée du 17 juillet 2026.




