Saint-Brévin sort le grand jeu pour garder ses trois flammes. Mardi, la station balnéaire de Loire-Atlantique a ouvert ses portes au jury du CROS des Pays de la Loire. Objectif : renouveler son label « Ville Sportive » trois flammes, histoire de prouver que même en bord d’Atlantique, on ne bronze pas idiot.
C’était jour d’inspection ce mardi 21 octobre à Saint-Brévin-les-Pins. Les membres du jury du Comité Régional Olympique et Sportif des Pays de la Loire ont débarqué en ville pour ausculter les installations, tâter le pouls des associations et vérifier que la commune méritait toujours son petit écusson doré.
Parce qu’à Saint-Brévin, on ne rigole pas avec le sport. Depuis décembre 2017, la ville arbore fièrement son label « Ville Sportive » trois flammes, une distinction renouvelée tous les deux ans qui vient couronner le dynamisme des assos locales et les efforts de la municipalité. Autant dire que pour Geoffroy Purkart, adjoint aux Sports, et Frédérique Pégé, responsable du service des Sports, l’enjeu était de taille : montrer que Saint-Brévin n’est pas qu’une destination estivale pour maillots de bain et châteaux de sable.
Visite guidée et état des lieux
Au programme de cette journée, le grand tour du propriétaire. Les jurés ont pu visiter les infrastructures sportives de la commune, histoire de vérifier que les équipements sont à la hauteur. Gymnases, terrains, salles multisports : tout a été passé au peigne fin. Parce qu’avoir trois flammes, c’est bien. Les garder, c’est mieux.
Mais ce qui a vraiment fait la différence, c’est la rencontre avec les associations sportives locales. Les vraies richesses de Saint-Brévin, celles qui font vivre le sport au quotidien, loin des paillettes et des projecteurs. Des clubs qui, année après année, forment des gamins, font transpirer des adultes et créent du lien social.
L’héritage olympique en vitrine
Les élus ont également mis en avant les différentes actions menées par la ville, avec une mention spéciale pour le Club 2024. Ce dispositif, lancé lors des Jeux olympiques de Paris l’année dernière, avait permis à Saint-Brevin de surfer sur la vague olympique pour développer ses pratiques sportives. Un an plus tard, le bilan est sur la table, et visiblement, les jurés ont pris des notes.

Le label « Ville Sportive » n’est pas qu’une question de prestige. C’est aussi la reconnaissance d’une politique publique cohérente, d’investissements dans les infrastructures et surtout d’un tissu associatif vivant. À Saint-Brevin, où la population gonfle considérablement l’été mais reste modeste le reste de l’année, maintenir une offre sportive diversifiée relève du défi permanent.
Le verdict tombera dans les prochaines semaines. En attendant, la ville croise les doigts. Parce que perdre ses trois flammes, ça serait un peu comme redescendre en National 3 : techniquement, on joue toujours au foot, mais c’est quand même moins la classe sur le CV.
À Saint-Brévin-les-Pins, on ne bronze pas idiot. On bronze en faisant du sport. Nuance.
Visuel de Une : Michelle McEwen
