Saint-Colomban : une femme tuée à l’arme blanche lors d’un anniversaire familial, son ex-conjoint en fuite
Une femme de 53 ans a été tuée de plusieurs coups de couteau mardi 25 novembre au soir à Saint-Colomban (Loire-Atlantique). Son ex-conjoint, mis en cause, est activement recherché par les forces de l’ordre, a-t-on appris mercredi. Ce féminicide survient symboliquement le jour de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
Un drame lors d’une fête familiale
Le drame s’est produit dans la soirée de mardi 25 novembre 2025 , au lieu-dit le Haut Roquet. Alors que la victime, née en 1973, célébrait un anniversaire avec plusieurs membres de sa famille, son ex-conjoint a « surgi sans avoir été invité » et lui aurait asséné plusieurs coups de couteau. Une dizaine de personnes étaient présentes au moment des faits, témoins impuissants de cette violence extrême.
D’après le bulletin du CODIS44, les sapeurs-pompiers ont été alertés vers 20 h 36 et se sont rapidement rendus sur place avec d’importants moyens : 6 engins et 13 soldats du feu, accompagnés du SMUR et d’un hélicoptère médicalisé (Hélismur). À leur arrivée, la victime était en arrêt cardio-ventilatoire. Malgré les tentatives de réanimation prodiguées par les secours, elle a été déclarée décédée sur les lieux aux alentours de 21 heures par le médecin du SAMU.
Le suspect en fuite
Le mis en cause, né en 1968, et la victime étaient séparés. Ils avaient ensemble plusieurs enfants. L’homme est activement recherché par la Gendarmerie Nationale. Les circonstances exactes du drame et les motivations de l’agresseur font l’objet d’une enquête.
Un féminicide le jour de la mobilisation internationale
La date de ce drame revêt une dimension particulièrement tragique : le 25 novembre marque la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, instaurée en 1999. Cette journée mondiale de sensibilisation vise à dénoncer les violences faites aux femmes et à mobiliser la société pour prévenir ces actes. Partout dans le monde, des manifestations, des rassemblements et des campagnes de prévention sont organisés pour briser le silence autour de ces violences.
Une réalité alarmante en France
Ce nouveau drame s’inscrit dans un contexte particulièrement préoccupant. En 2024, pas moins de 1 283 victimes de féminicides directs ou indirects ou tentatives de féminicide ont été recensées, selon les données du collectif Féminicides par compagnons ou ex. Le nombre de féminicides conjugaux a augmenté de 11% entre 2023 et 2024, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, soit un décès enregistré tous les trois jours.
Au total, les forces de l’ordre ont recensé 138 morts violentes au sein du couple l’an dernier, dont 31 hommes, selon une étude nationale annuelle du ministère de l’Intérieur. Au-delà de ces chiffres dramatiques, les violences physiques, verbales, psychologiques et/ou sexuelles au sein du couple demeurent très fréquentes, touchant des centaines de milliers de femmes chaque année en France.
La séparation, une période à haut risque
Ce féminicide illustre une réalité connue des spécialistes des violences conjugales : la période de séparation constitue souvent un moment de danger accru pour les victimes. Le sentiment de perte de contrôle de l’agresseur peut conduire à un passage à l’acte d’une violence extrême, parfois devant témoins, y compris les enfants du couple.
