
Saint-Nazaire : des locaux de campagne vandalisés.
Dans la nuit de jeudi 19 au vendredi 20 février 2026, deux locaux liés à la gauche nazairienne ont été vandalisés dans ce qui est présenté par leurs responsables comme un acte d’intimidation émanant de l’extrême droite.
Le local de campagne de la liste Ensemble Soyons Saint-Nazaire, union de la gauche rassemblant des militant·es des Écologistes, du Parti Communiste, de La France Insoumise, du NPA, de Génération·s et de Debout, ainsi que des personnalités sans étiquette, a été la cible de dégradations. La permanence du député LFI Matthias Tavel a subi le même sort dans la même nuit.
Une plainte déposée, les autorités saisies
Face à ces actes, la liste a annoncé avoir déposé plainte et avoir informé les pouvoirs publics, dont le préfet et les services de renseignement territorial. Dans un communiqué signé par Violaine Lucas au nom du Groupe de Pilotage d’Ensemble Soyons Saint-Nazaire, la liste dénonce fermement « une tentative d’intimidation et de menace » visant leur équipe, leurs soutiens et les bénévoles qui s’impliquent dans ce qu’elle décrit comme « un local de campagne joyeux, faisant la part belle aux enfants ».
Une attaque qualifiée de menace pour la démocratie
Au-delà du préjudice matériel, la liste interprète ces dégradations comme « une menace directe à l’ordre public, à la démocratie et au projet » qu’elle porte pour Saint-Nazaire : une ville écologique, solidaire, ouverte sur le monde et la culture, et attentive aux enfants, aux femmes et aux personnes vulnérables.
Le communiqué prévient également « par avance » contre toute nouvelle action visant à intimider ou porter atteinte à celles et ceux qui, selon ses termes, « défendent dans la paix, l’écoute et le dialogue courtois » leur vision de la ville.
Un appel à l’unité contre «la montée du fascisme»
La liste appelle les autres formations en lice pour ce scrutin à condamner publiquement ces actes, estimant qu’il en va de leur responsabilité démocratique. Elle lance également un appel plus large à l’ensemble des citoyen·nes et du mouvement social nazairien à « faire bloc contre la montée du fascisme » et contre les tentatives de « disqualifier la gauche et ses combats historiques ». David Samzun, s’est, pour sa part, exprimé, en dénonçant de tels actes.
Le communiqué se conclut par des remerciements aux nombreuses personnes ayant exprimé leur soutien dès le matin, ainsi qu’aux agent·es des services de propreté publique pour leur réactivité.
De son coté, Matthias Tavel interprète ces actes comme une stratégie d’intimidation, conséquence selon lui de la campagne de « diabolisation » de La France Insoumise (LFI) et de la gauche de rupture. Il remercie les militants et organisations qui ont apporté leur soutien. Il conclut en affirmant que ces tentatives d’intimidation sont vaines et renforcent leur détermination à lutter pour une France démocratique, la justice sociale et l’écologie.