Saint-Nazaire

Saint-Nazaire : le maire condamne les dégradations visant deux permanences politiques

Deux permanences politiques nazairiennes vandalisées dans la nuit : le maire David Samzun dénonce une atteinte inacceptable à la démocratie.

Saint-Nazaire : le maire condamne les dégradations visant deux permanences politiques.

Dans la nuit de jeudi 19 au vendredi 20 février 2026, deux permanences politiques de Saint-Nazaire ont été la cible de dégradations. Les locaux visés sont ceux de Mathias Tavel, député de la huitième circonscription de Loire-Atlantique, et de Violaine Lucas, candidate aux prochaines élections municipales. À la suite de ces actes, le maire de la ville, David Samzun, a publié un communiqué dans lequel il condamne fermement ces faits.

Des actes qualifiés d’atteinte à la démocratie

« La démocratie est un bien précieux », a déclaré l’élu, rappelant que la violence « à l’égard des personnes et des biens n’a pas lieu d’être dans le débat public ». David Samzun a tenu à souligner que ces dégradations, quelle qu’en soit l’origine, constituent une menace pour l’État de droit et pour le vivre-ensemble.

Ce n’est pas la première fois que le maire prend position contre ce qu’il qualifie de « brutalisation du débat public ». En décembre dernier, il avait déjà réagi après le déplantage d’un arbre installé dans le Jardin des Plantes à l’occasion du 120e anniversaire de la loi sur la laïcité. Plus récemment, lors du Conseil municipal du 13 février, il avait rappelé les liens qu’il juge « systématiques » entre la dégradation du débat public et la progression de la violence physique dans les rapports sociaux et politiques.

Un appel au respect du cadre démocratique

Si David Samzun reconnaît que Saint-Nazaire est une ville où le débat politique est « franc, souvent engagé, parfois vif », il insiste sur le fait que les désaccords ne sauraient se régler « ni par l’intimidation, ni par la menace, ni par la dégradation ».

À ce stade, l’origine des dégradations n’a pas été précisée dans le communiqué municipal. Les investigations sont en cours. Le caractère simultané des deux actes, ciblant des élus ou candidats de sensibilités distinctes, pourrait constituer un élément d’enquête pour les autorités compétentes.