
Situation préoccupante de la Banque alimentaire de Loire-Atlantique.
Alerté sur la situation préoccupante de la Banque alimentaire de Loire-Atlantique, Monsieur Philippe Grosvalet, Sénateur, a décidé d’intervenir auprès de Madame Catherine Vautrin, Ministre du Travail, de la Santé, des Solidarité et des Familles.
Texte de la question : M. Philippe Grosvalet attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante de la Banque alimentaire de Loire-Atlantique. En effet, dans son étude publiée le 7 juillet 2025, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) révélait que 9,8 millions de nos concitoyennes et concitoyens (15,4 % de la population) vivait sous le seuil de pauvreté en 2023, soit 0,9 point de plus que l’année précédente.
Cette hausse s’observe sur l’ensemble du territoire national. Ainsi, le nombre de bénéficiaires de la Banque alimentaire de Loire-Atlantique est passé de 17 500 en 2021 à 32 800 en 2024.
Cependant, les denrées distribuées se raréfient : l’association avait collecté 2 200 tonnes en 2021, tandis qu’elle n’a pu en distribuer que 2 050 tonnes en 2024. Or, pour l’année 2025, l’association constate une baisse des subventions de l’État de l’ordre de 311 600 euros. Cette réduction des aides publiques vient mettre à mal l’organisation de la distribution alimentaire dans le réseau des 132 associations caritatives partenaires départementaux de la Banque Alimentaire. Par conséquent, à l’heure où l’aide alimentaire est plus que jamais nécessaire pour éviter la misère, il lui demande quels sont les moyens envisagés par le Gouvernement pour permettre à la Banque alimentaire de Loire-Atlantique d’assurer sa mission d’intérêt général et fondamental pour notre solidarité nationale.
Les communes les plus pauvres de Loire-Atlantique
D’après l’observatoire des inégalités, (Chiffres 2022) concernant les villes de moins de 20 000 habitants, le nord de la Loire-Atlantique est à la peine. Châteaubriant détient le record avec un taux de pauvreté de 19 % (soit 2 181 pauvres) ; Avessac, 16 % (393) ; Guémené-Penfao, 15 % (790) ; Ancenis-Saint-Géréon, 13 % (1 472) ; Vallons de l’Erdre, 13 % (858) ; Fégréac, 12 % (277) ; Derval, 11 % (376) ; Soudan, 11 % (222) ; Abbaretz, 11 % (223) ; Plessé, 12 % (629) ; Saint-Nicolas-de-Redon, 12 % (400). Paimboeuf, 15 % (443) ; Legé, 10 % (451) et Machecoul-Saint-Même, 10 % (758). Guenrouet, 11 % (372) ; Trignac, 10 % (893) ; Batz/Mer, 10 % (329) et Montoir-de-Bretagne, 10 % (717).
Il s’agit du seuil fixé à 60 % du niveau de vie médian, 1 102 € par mois, après impôts et prestations sociales, pour une personne seule. Le taux de pauvreté est la part de population dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté.
Visuel de Une : Bruno Kelzer.