Loire-Atlantique

TER en Loire-Atlantique : lorsque les voyageurs ont la parole

Les voyageuses et voyageurs ne veulent plus qu'on les laisse à quai sans les informer. Ils demandent une qualité de service de la part de la SNCF. Elles et ils sont venus le dire jeudi soir au comité de lignes qui se tenait au Cellier.

TER en Loire-Atlantique : lorsque les voyageurs ont la parole, ils ont plein de propositions positives afin d’améliorer le service. Au quotidien, ils empruntent les lignes TER ou les cars Aléop qui maillent le territoire pour se rendre au travail. Ils ont des enfants, scolarisés qui utilisent les transports en commun.

Jeudi 9 novembre, la Région des Pays de la Loire invitait les usagers au comité de lignes. La soirée abordait les lignes ferroviaires de Nantes vers Châteaubriant, Clisson, Savenay, Ancenis et Sainte Pazanne. Il était également question des dessertes routières régulières interurbaines du réseau Aléop en Loire-Atlantique.

Autour de Julien Bainvel, conseiller régional, les responsables de la SNCF Voyageurs, Réseau et Gares et Connections, des autocaristes sous-traitants d’Aléop et des élus. Les usagers, seuls ou réunis en associations étaient bien présents. Philippe Morel, maire du Cellier accueillait la réunion à la salle municipale.

Les comités de lignes sont de vrais exercices de démocratie directe

Une majorité d’usagers de la ligne Nantes Thouaré-Ancenis venus en voisins demandent des comptes. Une jeune femme pointe le fait qu’il n’y a pas de distributeur de billets sur le quai de la gare du Cellier. Réponse de Ronan Besseyre, directeur de SNCF Voyageurs  » Nous avons l’obligation d’avoir un guichet ou un distributeur dans les cinq kilomètres. Il y a un distributeur à Mauves « 

Un manque de communication

La parole étant donnée au public présent_les usagers avaient la possibilité de poser également des questions en ligne_le manque de communication est pointé du doigt. Les usagers pardonnent un retard, comprennent les aléas dus aux conditions météo, aux arbres abattus sur la voie ferrée. Ils peuvent tout entendre. Tout sauf le silence assourdissant de la SNCF. Le grief revient sur plusieurs lèvres. Il y avait un système d’alerte SMS auparavant qui fonctionnait bien et désormais plus rien. Les usagers veulent qu’on les considère.

Pour les usagers quotidiens de la ligne, ne pas être informés ou l’être au dernier moment a quelque chose qui exaspère. De son coté la SNCF offre la possibilité d’acheter son billet par téléphone au 0800 210 800, et de le recevoir par sms sur un simple téléphone. Cela devrait combler en partie le manque de bornes.

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Ronan Besseyre, directeur de Lignes SNCF Voyageurs tente de convaincre ©Alain Moreau

La place du vélo dans les trains

La SNCF n’a pas su s’adapter au retour en force des mobilités douces. Le vélo n’est plus l’affaire de quelques bobos en mal de retour à la nature. Le vélo-taf a vraiment le vent en poupe. Il est économique, agile, on peut le garer à peu-près partout sans risquer un PV ou avoir à payer un stationnement. Il est devenu à assistance électrique, facilitant ainsi la vie des nouveaux utilisateurs de deux roues.

Dans le même temps, on a vu l’engouement pour la pratique du vélo décupler. Les itinéraires dédiés ont vu le jour, les départements ont soutenu leur développement. On ne parle plus du succès de la Loire à Vélo qui, bien au delà des mois d’été et du tourisme, voit circuler des cyclistes se rendant au travail. Mais voilà, la SNCF a un train de retard.

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Julien Bainvel, conseiller régional dirige les débats. Philippe Morel, maire du Cellier qui reçoit ©Alain Moreau.

L’entreprise ferroviaire n’a pas saisi la vague

Elle n’a pas ou ne veut pas comprendre l’usager qui souhaite venir à la gare en deux roues, le mettre dans le train, le retrouver en ville pour effectuer le dernier kilomètre pour se rendre au travail. Et le soir, faire la même chose, en sens inverse. Les garages à vélos ne sont qu’une moitié de solution. Le voyageur souhaite retrouver les autorails d’antan où l’on disposait d’un compartiment à bagages. Aujourd’hui, les voies permettent de rouler à 160 km/h. On peut gagner en temps de transports entre les gares et prendre plus de temps aux arrêts.

Du vélo, il en est toujours question. Julien Bainvel assure que les discussions vont bon train ( sic) sur la Ligne Nantes-Nort-sur-Erdre-Châteaubriant pour aménager une voie cyclable en site propre.

Sur cette ligne, plusieurs questions concernent la fréquence du Tram-train en après-midi entre Nort-sur-Erdre et Nantes. Un trajet supplémentaire à 8 h 21, partant de Châteaubriant serait apprécié également. Sur cette même ligne, les voyageurs ne comprennent pas le faible niveau de service. Sur le Tram-train, pas de prise de courant, pas de tablette pour poser son ordinateur, peu de réception mobile. Si on ajoute à cela le problème récurrent des toilettes fermées une fois sur deux, on comprend mieux pourquoi la fréquentation n’est pas à la hauteur de ce que l’on attendait lors de son inauguration en 2014.  On tablait sur 11 500 voyageurs/jour. Il y en a  cinq fois moins. Ce Tram-train était avant tout prévu pour assurer la liaison vers l’hypothétique aéroport de Notre Dame des Landes.

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Franck Nicolon, conseil régional, l’Écologie Ensemble ©Alain Moreau

L’Étoile nantaise

Plein de sujets encore, telle la diamétrisation des trajets sont sur la table. On pourrait faire Nort-sur-Erdre vers Nantes Atlantique, Machecoul ou Pornic sans changer de train. Un arrêt verra-t’il le jour à l’aéroport de Nantes Atlantique ? Le recrutement et la formation de personnels, comme la future étoile nantaise sont en discussion. Clément Beaune vient à Nantes au cours de la semaine prochaine.

Un point sur lequel tout le monde tombe d’accord : les comités de lignes sont utiles et les échanges améliorent le service.

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