Trois femmes agressées au couteau dans le métro parisien : le suspect interpellé.
Un homme a attaqué trois femmes à l’arme blanche vendredi après-midi à la station Arts et Métiers. Le mis en cause, en situation irrégulière et sous obligation de quitter le territoire, a été arrêté en fin de journée dans le Val-d’Oise.
Vendredi 26 décembre en fin d’après-midi, trois femmes ont été blessées lors d’agressions successives à l’arme blanche survenues dans la station de métro Arts et Métiers, sur la ligne 3 à Paris. Les faits se sont déroulés entre 16 h 10 et 16 h 45.
Trois attaques en moins d’une heure
La première victime a été agressée à 16 h 10, touchée au dos sans raison apparente. L’agresseur a pris la fuite avant de s’en prendre quelques minutes plus tard à une deuxième femme, cette fois au niveau des jambes. Une troisième personne a été blessée au dos à 16h45. Les trois victimes, légèrement blessées, ont immédiatement reçu des soins.
Une interpellation rapide
Les policiers de la sûreté régionale des transports de la préfecture de police ont exploité les images de vidéoprotection et analysé le signalement pour identifier rapidement le suspect. Un dispositif d’interpellation a été déployé à Sarcelles, dans le Val-d’Oise, où l’homme a été arrêté sans incident à 18 h 40 et placé en garde à vue.
Le suspect, de nationalité malienne et en situation irrégulière sur le territoire français, reste présumé innocent. L’enquête judiciaire se poursuit sous l’autorité d’un magistrat.
Un parcours judiciaire chargé
L’individu était déjà connu des services de police pour destruction de biens sous l’emprise de stupéfiants. Condamné pénalement, il avait été incarcéré en janvier 2024 pour vol aggravé et agression sexuelle. Libéré en juillet 2025, il avait fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français et avait été placé en centre de rétention administrative.

Faute d’obtention d’un laissez-passer consulaire en l’absence de titre d’identité valide, son éloignement n’avait pu être effectué dans le délai légal de quatre-vingt-dix jours. Il avait alors été libéré et assigné à résidence. Au moment des faits, il faisait l’objet d’un mandat de recherche.
Réaction du ministère de l’Intérieur
Le ministre de l’Intérieur a salué le professionnalisme des policiers de la sûreté régionale des transports, dont l’intervention a permis l’interpellation rapide du suspect. Il a toutefois exprimé ses regrets concernant l’impossibilité d’éloigner l’individu du territoire et réaffirmé sa détermination à renforcer l’éloignement des étrangers en situation irrégulière auteurs de troubles à l’ordre public.
