
Jeudi 10 avril 2026, peu avant 14 heures, une élève de seconde du lycée Joubert-Maillard d’Ancenis a été grièvement blessée à coups de couteau par un autre élève de l’établissement. Les faits se sont produits dans une cage d’escalier : l’agresseur, 15 ans, né à Ancenis, a porté deux coups, l’un dans la partie basse et gauche du ventre, le second à la cuisse droite, à sa victime, âgée elle aussi de 15 ans.
Le proviseur a rapidement maîtrisé et désarmé le mis en cause avant d’alerter les secours et la gendarmerie, arrivée quelques minutes plus tard. Le lycée a été immédiatement placé en confinement, procédure facilitée par un exercice PPMS anti-intrusion organisé la semaine précédente.
La lycéenne évacuée au CHU de Nantes
La victime, qui présentait une plaie profonde avec éviscération abdominale ainsi qu’une blessure à la face interne de la cuisse, a été stabilisée sur place par le SAMU et les pompiers, puis évacuée sous escorte de la gendarmerie vers le CHU de Nantes.
Un important dispositif de crise a été déployé sur site, 20 militaires de la gendarmerie, 12 sapeurs-pompiers, une cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP), en présence notamment du sous-préfet de Châteaubriant-Ancenis, du maire d’Ancenis-Saint-Géréon et du DASEN. Le rectorat mettra en place un numéro d’appel dédié au soutien psychologique des élèves dès ce week-end.
Ouvert dans un premier temps pour tentative d’homicide, le dossier a été requalifié en tentative d’assassinat, les investigations révélant une préméditation. Le mis en cause et sa victime entretenaient, selon le procureur de la République, M. Antoine Leroy, des liens d’amitié assez forts. L’enquête, confiée à la brigade des recherches de la compagnie de gendarmerie d’Ancenis-Saint-Géréon, a également permis de saisir, outre l’arme utilisée, une paire de ciseaux et plusieurs autres couteaux découverts dans le sac du mis en cause.
Inconnu de la justice, ce dernier avait pourtant alerté les services en mars dernier : dans la nuit du 23 au 24 mars 2026, sa mère avait signalé sa fugue accompagnée d’intentions suicidaires. Retrouvé par une patrouille de gendarmerie, il avait été remis à sa mère, qui avait alors demandé son hospitalisation en établissement psychiatrique en raison de ses fragilités psychologiques.




