Loire-Atlantique

Vertou : Rodolphe Amailland porte plainte pour agression

Vertou : Rodolphe Amailland porte plainte pour agression.

Ce dimanche 11 juin 2023, 200 caravanes se sont installées illégalement sur un terrain de la commune de Vertou. Pour essayer d’empêcher cette installation, Rodolphe Amailland, maire de Vertou, s’est rendu, seul, sur les lieux. C’est à ce moment que deux jeunes du convoi l’ont bousculé.

L’État condamne fermement, résolument, ces faits.

Dès qu’il en a eu connaissance, Pascal Otheguy, secrétaire général de la préfecture de la Loire- Atlantique, sous-préfet de l’arrondissement de Nantes, à la demande de Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Loire-Atlantique, a pris contact avec le maire, et ce à plusieurs reprises, ce dimanche 11 juin, pour non seulement lui apporter son soutien, mais également faire converger sans délai vers la commune et auprès du maire des moyens renforcés de la Gendarmerie Nationale, pilotée par le commandant de la compagnie de Rezé. Il lui a également proposé de se rendre sur place.

La gendarmerie a assurer la protection et lançait l’enquête, à travers le PSIG et la brigade de recherche. Le maire a été invité à déposer une plainte, ce qu’il a fait sans délais, dimanche soir.

L’enquête est désormais dans les mains de l’autorité judiciaire.

Une lettre ouverte

Dans une lettre ouverte, sur Twitter, le maire de Vertou ( Loire-Atlantique) dénonce la montée de la violence envers les élus.

« Est-il normal qu’un maire, venu tenter d’empêcher l’installation illégale, sans aucune information préalable, de 200 caravanes de gens du voyage, se fasse molester et agresser ? Est-il normal que 25 gendarmes se retrouvent contraints de réguler la circulation et l’embouteillage généré par l’arrivée massive du convoi ? Et Est-il normal, enfin, que les forces publiques soient condamnées elles aussi, malgré leur volontarisme, à un tel aveu d’impuissance ? Jusqu’où faudra-t-il aller, encore ? « 

« Ce dimanche 11 juin ( 2023) a marqué un tournant dans ma vie d’élu, de maire, de citoyen engagé pour ma ville. Ce n’est pas tant l’évènement, mais ce qu’il représente de cette dégradation de notre rapport à l’autre, à l’Autorité, aux valeurs sur lesquelles notre société s’est construite « 

 » Dans une ville comme Vertou, qui ressemble plus à un grand village qu’à une cité urbaine déshumanisée, je n’imaginais pas que la violence physique viendrait s’ajouter à l’exercice de ce mandat « .

Le soutien de Michel Ménard

Pour le président du Conseil départemental de Loire-Atlantique, le soutien à son collègue de l’opposition est sans faille.

« Rien ne justifie la violence physique et les insultes envers les élu.es ».

« La démission de Yannick Morez, maire de Saint-Brevin-les-Pins, a été un électrochoc sur la réalité de violence contre les élus et j’espère que cette décision difficile fera acte dans la lutte contre la montée des agressions et leur prévention. Depuis des années, nous constatons tous une montée des violences dans notre société, une violence qui s’intensifie également envers les maires.

Encore ce week-end, un maire de Loire-Atlantique a subi des violences physiques parce qu’il appliquait une décision locale. Je tiens à apporter tout mon soutien à Rodolphe Amailland, maire de Vertou et conseiller départemental, et condamne fermement cette agression.

Être en désaccord ne justifie en aucun cas la violence physique, les insultes, les actes d’intimidation, les menaces… Face à ce contexte de banalisation de la violence, il est de notre responsabilité de nous indigner collectivement à chaque acte de violence, quel qu’il soit. Ces violences fragilisent les valeurs de la République, abîment la démocratie, piétinent les principes éducatifs que les enfants apprennent à l’école à savoir le respect de l’autre et de ses opinions. Ne cessons jamais de dénoncer, combattre ces actes inadmissibles qui n’ont pas leur place dans notre démocratie. » insiste Michel Ménard, président du Département de Loire-Atlantique.

 

 

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