Loire-Atlantique

Catastrophe naturelle : Couffé et Mésanger reconnues, Vallons-de-l’Erdre absente de l’arrêté

Le Journal officiel du mardi 22 septembre 2026 reconnaît l'état de catastrophe naturelle à Couffé et Mésanger après les orages de juillet. Vallons-de-l'Erdre n'apparaît pas dans l'arrêté, ni comme commune reconnue ni comme commune refusée : aucune demande n'a été examinée pour elle.

Deux mois après les orages qui ont frappé le nord du pays d’Ancenis, l’État tranche. Un arrêté interministériel du 11 septembre 2026, publié au Journal officiel du mardi 22 septembre, reconnaît l’état de catastrophe naturelle à Couffé, pour l’épisode du 15 juillet, et à Mésanger, pour celui du 16 juillet. La reconnaissance porte sur les inondations et coulées de boue.

Ce sont les deux seules communes de Loire-Atlantique retenues dans ce texte, qui fait suite aux avis rendus le 8 septembre par la commission interministérielle chargée d’examiner les dossiers.

La lecture des annexes éclaire la décision

Pour chacune des deux communes, l’État retient la même motivation : « Les cumuls de précipitations lors de l’évènement présentent une période de retour supérieure à 10 ans. » En clair, la quantité de pluie tombée ce jour-là correspond à un épisode qui se produit en moyenne moins d’une fois par décennie. C’est ce caractère exceptionnel qui ouvre droit au dispositif. À titre de comparaison, le même arrêté rejette la demande d’une commune de la Sarthe, Vallon-sur-Gée, au motif inverse : une période de retour inférieure à dix ans.

Vallons-de-l’Erdre ne figure nulle part dans le texte

Les communes reconnues sont listées en annexe I, celles dont la demande est rejetée en annexe II, et le nom de la commune n’apparaît dans aucune des deux. Il n’y a donc pas eu de refus, faute de demande à examiner. Sur son site internet, la municipalité avait d’ailleurs annoncé qu’aucune procédure de reconnaissance ne serait engagée. Elle y décrivait un orage marqué par un vent fort et des averses de grêle, qui avaient causé des dégâts sur la voie publique, sur des bâtiments publics et résidentiels et sur des véhicules.

Cette nuance a des conséquences très concrètes pour les sinistrés

Le régime de catastrophe naturelle ne couvre que les phénomènes visés par l’arrêté, ici les dommages causés par l’eau. Les toitures percées par la grêle, les véhicules cabossés ou les dégâts liés au vent relèvent en principe de la garantie tempête, grêle et neige, prévue dans les contrats multirisques habitation et, selon les formules, dans les contrats automobiles.

Cette garantie joue sans qu’aucun arrêté soit nécessaire

Un habitant de Couffé ou de Mésanger dont la maison a été à la fois inondée et grêlée devra donc distinguer les deux types de dommages dans sa déclaration.

À Couffé et Mésanger, les assurés disposent de trente jours à compter de la publication de l’arrêté pour déclarer leurs dommages auprès de leur assureur, s’ils ne l’ont pas déjà fait.

La franchise applicable est modulée selon le nombre de reconnaissances intervenues pour le même risque dans la commune au cours des cinq années précédentes. Enfin, l’arrêté peut être contesté devant le tribunal administratif par toute personne intéressée, dans un délai de deux mois à compter de sa publication.

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