Nantes

CHU de Nantes, Université et Inserm signent un contrat inédit pour la recherche en santé

Un contrat de site inédit à l'échelle nationale vient d'être signé à Nantes entre Nantes Université, le CHU de Nantes et l'Inserm. Objectif affiché : simplifier le quotidien des chercheurs, accélérer les travaux scientifiques et conforter l'attractivité du futur quartier de la santé.

Lundi 14 septembre 2026, Nantes Université, le CHU de Nantes et l’Inserm ont officialisé ce qui constitue, d’après les trois institutions, le premier contrat de site de cette ampleur en France. La signature s’est déroulée en présence de Carine Bernault, présidente de Nantes Université, de Philippe El Saïr, directeur général du CHU, et de Didier Samuel, président directeur général de l’Inserm.

Un premier contrat de site à l’échelle nationale

Ce texte formalise une ambition commune : accroître l’attractivité scientifique et médicale du site nantais par des mesures concrètes destinées à alléger les démarches administratives des chercheurs, à soutenir les domaines d’excellence déjà identifiés et à faire émerger de nouvelles thématiques de recherche.

Quatre mesures structurent l’accord

La première touche à l’accès des chercheurs aux collections d’échantillons biologiques et aux données de santé, ainsi qu’au partage de la propriété intellectuelle issue des résultats. Ces accords de principe, valables pour l’ensemble des unités mixtes de recherche en santé du site, doivent éviter aux équipes des négociations jugées souvent longues et complexes avant tout lancement de projet.

Quartier de la santé Nantes, signature
© Nantes Université

La deuxième mesure porte sur la création d’un doctorat de recherche clinique translationnelle, pensé pour valoriser les travaux menés par les professionnels du site dans le cadre d’une thèse de science. La troisième vise à protéger le temps de recherche des personnels hospitalo-universitaires, notamment par la mise à disposition de remplacements médicaux ou paramédicaux permettant de concilier activité de recherche et continuité des soins.

L’accord prévoit également un rapprochement institutionnel concret

Ce dispositif doit se déployer à l’occasion des prochaines nominations hospitalo-universitaires. Enfin, une stratégie de recrutement international est annoncée pour attirer chercheurs, universitaires et personnels hospitalo-universitaires vers le territoire nantais.

À partir du 1er janvier 2028, sous réserve des évaluations nécessaires, le CHU de Nantes deviendra cotutelle de deux unités mixtes de recherche, l’institut du thorax (UMR-Inserm 1087) et le Centre de recherche en transplantation et immunologie translationnelle. En retour, Nantes Université prendra la cotutelle du centre d’investigation clinique.

Deux unités mixtes de recherche en cotutelle dès 2028

Cette dynamique s’inscrit dans la continuité de l’I-Site NExT et de l’établissement public expérimental Nantes Université, créé au 1er janvier 2022, qui rassemble université, grandes écoles et partenaires autour d’une stratégie commune de formation, de recherche et d’innovation. Le contrat de site prolonge par ailleurs la Déclaration commune de Nantes, signée en décembre 2025 entre France Universités, les conférences des CHU et l’Inserm.

Cette coopération renforcée doit accompagner la montée en puissance du futur quartier de la santé, actuellement en construction, présenté comme un projet d’envergure européenne.

Une démarche héritée de l’I-Site NExT

Il réunira sur un même site un nouvel hôpital de court séjour de 230 000 m² réparti sur 13 bâtiments, le campus santé Franceline Ribard destiné à accueillir 10 000 étudiants en santé et formations paramédicales, l’Institut de Recherche Loire Santé qui rassemblera les unités mixtes de recherche de Nantes Université et de l’Inserm travaillant notamment sur les pathologies cardio-neurovasculaires, métaboliques, inflammatoires, infectieuses, auto-immunes et liées à la transplantation, ainsi que le bâtiment Gina, premier édifice du projet Archipel S tourné vers l’innovation et l’entrepreneuriat en santé.

L’avis des signataires

Carine Bernault souligne que cette signature n’aurait pas été possible sans la force collective de l’établissement public expérimental et de l’I-Site NExT. Philippe El Saïr y voit un moyen de dégager, selon ses mots, une capacité à faire supplémentaire pour la recherche en santé nantaise.

Bertrand Cariou, directeur de l’institut du thorax et directeur du pôle santé de Nantes Université, rappelle que cette démarche s’inscrit dans plus de vingt ans de structuration de la recherche en santé à Nantes, autour d’instituts comme le CR2TI ou l’institut du thorax.

Visuel de Une : © Alain Moreau

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