Redon

Jeudi 5 novembre : à Redon, la manifestation partira à 17 h

Pour le rassemblement du 5 novembre, l'intersyndicale donne rendez-vous à 17 h place de Bretagne à Redon. Les lycéens se mobiliseront dès le matin, les agents territoriaux sont couverts par un préavis.

À Redon, on manifeste après le travail. Jeudi 5 novembre, l’intersyndicale appelle à la grève et donne rendez-vous à 17 h, place de Bretagne, pour la journée nationale de mobilisation sur les salaires, les pensions et les services publics. L’horaire n’a rien d’un hasard : dans le pays de Redon, beaucoup de salariés ne peuvent pas se permettre de perdre une journée de paie, et le cortège de fin d’après-midi leur laisse la possibilité de défiler.

L’appel réunit un front très large. CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC, Unsa et CFE-CGC y figurent, rejoints par la Confédération paysanne et des organisations de jeunesse.

Les lycéens dès le matin

La jeunesse ne compte pas attendre 17 h. Mobilisés depuis le début d’octobre, les lycéens de la cité scolaire Beaumont envisagent une action dès le matin, avant de rejoindre le cortège syndical. Leurs revendications n’ont pas varié : des moyens et des enseignants en plus, des bâtiments rénovés, un meilleur suivi de leur santé mentale et l’abandon de Parcoursup.

Les services publics territoriaux couverts par un préavis

Côté collectivités, la Coordination syndicale départementale CGT des services publics d’Ille-et-Vilaine a déposé un préavis de grève couvrant toute la journée du jeudi, de 0 h à 24 h. Il concerne l’ensemble des agents de la fonction publique territoriale, donc ceux des mairies et de l’agglomération, mais aussi les salariés du privé relevant du même champ : eau et assainissement, pompes funèbres, logement social. Les équipes de nuit sont également couvertes, du 4 au 5 et du 5 au 6 novembre.

Dans son courrier à la préfète, le syndicat dénonce le gel des rémunérations, les suppressions d’emplois et des restrictions budgétaires qui, selon lui, asphyxient les services publics locaux.

Il s’oppose à la baisse de 5,6 milliards d’euros prévue pour le budget des collectivités et réclame le dégel du point d’indice avec une revalorisation à 6,50 euros, l’égalité salariale, la revalorisation des métiers majoritairement exercés par des femmes, un plan de recrutement et de titularisation contre la précarité, ainsi que l’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique.

Il exige aussi l’arrêt de la répression contre les manifestants et des négociations sur l’avenir de la jeunesse. Le préavis est signé par Léo Demolder, coordinateur de la CSD CGT des services publics.

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