Loire-Atlantique

Le moustique tigre s’installe durablement en Loire-Atlantique

Saint-Nazaire vient à son tour de reconnaître officiellement la présence durable du moustique tigre et du frelon asiatique sur son territoire, rejoignant dix-huit autres communes de Loire-Atlantique déjà surveillées par l'ARS Pays de la Loire.

Saint-Nazaire vient d’annoncer un plan de lutte contre le moustique tigre et le frelon asiatique, deux espèces désormais considérées comme durablement installées sur son territoire. La ville a officiellement rejoint la liste des communes colonisées, avec une période d’activité qui s’étend généralement de mai à novembre, une fenêtre qui tend à s’allonger sous l’effet du changement climatique.

Dix-neuf communes désormais reconnues comme colonisées

Ce constat s’inscrit dans une dynamique plus large à l’échelle du département. Selon l’ARS Pays de la Loire, dix-neuf communes de Loire-Atlantique sont aujourd’hui officiellement reconnues comme colonisées.

Le Pellerin et Saint-Sébastien-sur-Loire le sont depuis 2019, Rezé depuis 2021, Bouguenais et Nantes depuis 2022, Basse-Goulaine, La Chapelle-sur-Erdre, Orvault et Vertou depuis 2023, Saint-Lumine-de-Clisson, Saint-Nazaire, Les Sorinières, Sainte-Luce-sur-Loire et Saint-Herblain depuis 2024, puis Carquefou, Clisson, Aigrefeuille-sur-Maine, Haute-Goulaine et Le Pallet depuis 2025.

La progression suit pour l’instant surtout l’axe nantais et l’agglomération nazairienne, le vignoble s’ajoutant récemment à la carte avec Clisson et ses communes voisines.

Un dispositif de surveillance coordonné par l’ARS

Nantes reste par exemple classée en vigilance orange par l’Agence régionale de santé, qui coordonne le dispositif départemental de surveillance et de lutte. Ce dispositif s’appuie sur un réseau de plus de deux cents pièges pondoirs, relevés au moins une fois par mois entre le 1ᵉʳ mai et le 30 novembre, ainsi que sur les signalements citoyens transmis via le site signalement-moustique.anses.fr, photographie de l’insecte à l’appui.

Le moustique tigre pond dans de très faibles quantités d’eau stagnante et ses œufs peuvent survivre plusieurs mois au sec avant de reprendre leur développement dès qu’ils sont remis en eau. Il est un vecteur potentiel de maladies virales comme la dengue, le chikungunya ou le Zika, même si le risque de transmission locale reste limité en l’absence de cas importé.

À Saint-Nazaire, la vidange des eaux stagnantes recommandée aux habitants

À Saint-Nazaire, la municipalité assure un suivi régulier grâce à ses propres pièges pondoirs, complétés par les signalements des habitants. La ville rappelle que la suppression des eaux stagnantes autour des habitations reste le moyen le plus efficace de limiter la prolifération, notamment en vidant régulièrement coupelles, seaux et arrosoirs.

Le territoire nazairien doit également composer avec la présence du frelon asiatique, dont les nids représentent à la fois un risque pour la sécurité des personnes et une menace pour la biodiversité, en particulier pour les pollinisateurs.

À Nantes, des opérations de démoustication ciblées ont déjà eu lieu par le passé après des enquêtes épidémiologiques et entomologiques de l’ARS, avec des pulvérisations nocturnes dans les quartiers concernés à la suite de cas de dengue autochtone. Ces interventions restent toutefois présentées comme une réponse immédiate, sans garantie d’efficacité à long terme.

Visuel de Une : CC – Adem Said Kocadag.

Articles similaires