Nantes

Nantes : cinq chirurgiens-dentistes licenciés chez VYV3, Force Ouvrière dénonce une procédure « menée à marche forcée »

Force Ouvrière annonce un rassemblement le mercredi 30 septembre devant le centre dentaire de la rue Noire à Nantes, après le licenciement pour faute grave de cinq chirurgiens-dentistes du groupe VYV3 Pays de la Loire. En cause, selon le syndicat, leur refus d'appliquer une politique d'achat de prothèses imposée par la direction.

Force Ouvrière VYV3 Pays de la Loire annonce que cinq chirurgiens-dentistes du centre dentaire de la rue Noire à Nantes ont été licenciés pour faute grave. Le syndicat impute cette décision à un désaccord portant sur la politique d’achat de prothèses dentaires fixée par la direction, que les praticiens auraient refusé d’appliquer.

Selon FO, les professionnels concernés contestaient l’obligation d’acheter une partie des prothèses à l’étranger ainsi qu’un objectif financier destiné à orienter leurs choix professionnels. La direction aurait qualifié cette position d’insubordination grave.

Le syndicat s’appuie sur le Code de la santé publique, qui dispose que le chirurgien-dentiste ne peut aliéner son indépendance professionnelle, de quelque façon et sous quelque forme que ce soit. Pour FO, défendre la qualité des soins, l’intérêt des patients et son indépendance professionnelle n’est pas une faute.

Une procédure jugée expéditive

Force Ouvrière dénonce également le calendrier de la procédure disciplinaire. La convocation à l’entretien préalable a été présentée le samedi 12 septembre, pour un entretien organisé dès le vendredi 18 septembre. La lettre de licenciement, datée du lundi 21 septembre, a été envoyée par courriel ou remise en main propre le jour même à l’un des chirurgiens-dentistes, alors en poste, à qui il aurait été demandé de quitter immédiatement le centre.

Pour le syndicat, la direction n’a pas attendu l’expiration des délais légaux censés permettre aux salariés de préparer leur défense entre l’entretien préalable et la notification de la sanction.

Des craintes pour les assistantes dentaires

FO alerte par ailleurs sur les conséquences possibles de cette situation pour les assistantes dentaires du centre. Le syndicat évoque une opposition croissante entretenue, selon lui, entre les deux catégories de personnel, et refuse que les salariés soient rendus responsables des difficultés rencontrées par les centres dentaires. « Ce ne sont pas les chirurgiens-dentistes qui décident de la politique commerciale de l’entreprise. Ce ne sont pas eux qui décident des licenciements. Ce sont les choix de la direction », écrit FO dans son communiqué.

Le syndicat estime également que la multiplication des départs et des tensions au sein des équipes risque de fragiliser l’organisation du centre et la continuité des soins, avec des conséquences possibles pour les patients, notamment des délais de rendez-vous allongés.

Les revendications de FO

Force Ouvrière demande le retrait des licenciements et la réintégration des chirurgiens-dentistes concernés, le maintien de tous les emplois du centre, l’arrêt des procédures disciplinaires liées à la politique d’achat des prothèses, le respect de l’indépendance professionnelle des praticiens, ainsi que l’ouverture immédiate de négociations avec les organisations syndicales et les professionnels concernés.

Un rassemblement le 30 septembre

Le syndicat appelle salariés, professionnels et patients à se rassembler mercredi 30 septembre à 11 h devant le centre dentaire de la rue Noire à Nantes.

Visuel de Une : © Caroline LM

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