Une épizootie de botulisme frappe durement les marais de Brière.
Depuis la mi-juillet, les marais du Parc naturel régional de Brière vivent une tragédie écologique sans précédent. Une épidémie de botulisme d’une ampleur exceptionnelle décime la faune aquatique de cette réserve naturelle de plus de 800 hectares. Des milliers d’oiseaux d’eau, principalement des canards et autres anatidés, ont déjà succombé à cette maladie neurologique.
Un cocktail fatal : chaleur et sécheresse
Cette hécatombe trouve son origine dans les conditions climatiques particulièrement difficiles de cet été. Les fortes chaleurs combinées à la baisse significative du niveau des eaux ont créé un environnement propice au développement des bactéries responsables du botulisme. Cette infection provoque une paralysie progressive chez les oiseaux, les condamnant souvent à la noyade.
Une mobilisation collective face à l’urgence
Devant l’ampleur de la catastrophe, tous les acteurs du territoire se mobilisent. Depuis la mi-juillet, chasseurs et bénévoles participent activement aux campagnes de collecte des cadavres, une mission aussi pénible qu’indispensable qui se poursuivra dans les semaines à venir.
La Ville de La Baule-Escoublac, en tant que membre du syndicat mixte du Parc, a décidé de renforcer cette action collective en détachant un agent municipal. Cette personne sera entièrement dédiée à la surveillance des oiseaux malades et à la collecte des cadavres jusqu’à la fin septembre.
« Une solidarité nécessaire face à une situation exceptionnelle »
Pour Franck Louvrier, maire de La Baule-Escoublac et vice-président du parc naturel régional de Brière, l’urgence justifie cette mobilisation : « Cette épidémie représente une menace d’une gravité exceptionnelle qui nécessite la solidarité de tous. Nous nous devions de soutenir concrètement les équipes du Parc naturel régional et les nombreux bénévoles qui se battent depuis des semaines sur le terrain. »
Il ajoute : « En affectant un agent de la Ville à cette mission, nous renforçons les capacités de surveillance et d’intervention pour protéger au mieux cet écosystème unique qui fait partie de notre patrimoine naturel commun. »
Visuel de Une : Yann Jégard
