Quatre préavis de grève ont été déposés par le syndicat Force Ouvrière du CHU de Nantes. Ils concernent le pôle transport, le magasin central et les services de distribution de l’Hôtel-Dieu et de l’hôpital Saint-Jacques. Chaque service a rédigé son propre cahier de revendications, mais le syndicat souligne que « l’ensemble des agents rencontre les mêmes difficultés : dégradation des conditions de travail due à un matériel vétuste et dangereux, manque d’effectifs avec des activités en hausse et baisse de pouvoir d’achat avec le gel du point d’indice et l’augmentation des prix ».
Pour FO, « la situation n’est plus tenable pour ces agents qui exigent d’avoir du matériel conforme et ergonomique afin de limiter les troubles musculo-squelettiques ». Leur travail couvre toute la chaîne logistique de l’hôpital. « De la préparation des commandes à la livraison dans les services, en passant par l’évacuation des déchets et le transport du linge, ces agents qui assurent des missions essentielles pour la continuité des soins à l’Hôpital voient années après années, leur carrière stagner et leur pouvoir d’achat diminuer », écrit le syndicat.
La question salariale cristallise la colère. « Pendant plus de 10 ans, ces agents sont payés sous le SMIC, leur salaire étant complété par une indemnité différentielle, ce qui est mal vécu par ces agents qui demandent à être payés convenablement à la hauteur de l’importance de leurs missions », dénonce Force Ouvrière.
Le futur établissement pèse aussi dans le débat. Le syndicat rappelle que le fonctionnement du nouvel Hôpital « repose sur un secteur logistique fonctionnel et réactif » et estime qu’« il est plus qu’urgent que la Direction réponde aux revendications des agents afin d’éviter une cascade d’arrêts de travail et une fuite de personnel »




