
David Samzun, maire de Saint-Nazaire, indique avoir découvert, à la lecture d’un communiqué conjoint de la FMQI, de l’association Tous en Mer, du MRAP et de la LDH de Saint-Nazaire, les propos tenus par Jean Messiha visant des participantes à un séjour organisé du 7 au 10 juillet 2026 par deux maisons de quartier nazairiennes en partenariat avec Tous en Mer.
Des propos nauséabonds
Le 8 juillet 2026, sous une photo prise sans le consentement des personnes concernées, Messiha avait qualifié leur baignade en burkini d’atteinte au paysage par des « suprémacistes islamiques ».
Le maire annonce qu’« une plainte va être déposée », rappelant qu’il avait déjà agi ainsi par le passé « pour protéger de jeunes Nazairiennes et Nazairiens contre la haine et le racisme ».
Il dénonce ensuite l’impunité persistante sur les réseaux sociaux, estimant que cette « incitation à la haine de l’autre nuit gravement au vivre ensemble et au bien-être de nombreuses citoyennes et de nombreux citoyens ». Il affirme que dans la République laïque, « nul ne peut être qualifié de suprémaciste pour le simple fait de se baigner dans l’océan ».
David Samzun tient aussi à préciser sa position sur le port du voile, jugeant naïf de croire que sa progression relèverait uniquement des libertés individuelles, et regrettant que « de nombreux défenseurs des droits individuels semblent ne jamais s’en inquiéter, ni s’en émouvoir ». Il ajoute toutefois que « cela n’a change rien au fait que jamais je ne laisserai insulter de jeunes nazairiens ou nazairiennes ».
Saint-Nazaire, attâchée aux valeurs républicaines
Reprenant la devise de la ville, « Aperit et nemo claudit », il présente Saint-Nazaire comme une terre d’humanistes attachée aux valeurs républicaines, et interpelle les représentants locaux du Rassemblement National et du Front Nazairien : « Comment pouvez vous envisager un projet national pour la France en fracturant la société, en stigmatisant une partie de ses citoyens et en attisant la haine plutôt qu’en rassemblant. Quel est votre projet pour notre pays. La division et la confrontation. »
Trois demandes que formule le maire : le dépôt d’une plainte judiciaire contre Jean Messiha, le retrait immédiat de la publication visée assorti d’excuses publiques aux personnes photographiées, et la fermeture des comptes de l’intéressé.
Visuel de Une : © Alain Moreau




