La filière conchylicole des Pays de la Loire s’est engagée dans un projet de recherche appliquée inédit face au changement climatique. Scientifiques, professionnels de la mer et institutions publiques unissent leurs efforts pour mieux comprendre et anticiper les conditions de production d’huîtres et de moules en baie de Bourgneuf, territoire partagé entre la Vendée et la Loire-Atlantique.
Cinq capteurs sous-marins ont été répartis dans la baie
Toutes les 15 minutes, ils enregistrent température, salinité, clarté de l’eau, teneur en chlorophylle et pression. Ces mesures continues sont croisées avec un suivi biologique des populations d’huîtres et de moules portant sur leur croissance, leur mortalité et leur reproduction, ainsi qu’avec une évaluation du stock sauvage et cultivé et de la présence de phytoplancton. L’ensemble doit permettre de construire une image précise et dynamique de la capacité nourricière de la baie.
L’enjeu touche directement à l’identité économique et maritime de la région. Il s’agit de déterminer de quoi les coquillages ont besoin pour bien grandir, et dans quelle mesure le changement climatique va modifier ces conditions dans les années à venir.
Débutés en février, les travaux se poursuivront jusqu’en 2028
Il s’agit d’une première en Pays de la Loire. Leurs débouchés sont annoncés comme opérationnels : sécuriser les exploitations existantes en offrant une meilleure connaissance de leur environnement de production, identifier les zones les plus favorables à l’accueil de nouveaux conchyliculteurs et adapter les pratiques aux évolutions climatiques documentées par les données recueillies.
Le projet est porté par le SMIDAP, le Syndicat Mixte pour le Développement de l’Aquaculture et de la Pêche en Pays de la Loire, en partenariat avec l’institut de recherche Ifremer et le Comité Régional de Conchyliculture des Pays de la Loire.
En tant que gestionnaire des fonds européens, la Région des Pays de la Loire a mobilisé le FEAMPA, le Fonds Européen pour les Affaires Maritimes, la Pêche et l’Aquaculture, pour le financer aux côtés de l’Etat. La démarche a par ailleurs été distinguée au niveau national par une Étoile du FEAMPA, un trophée qui récompense les initiatives les plus innovantes des filières pêche et aquaculture.




