Orvault

École Simone Veil à Orvault : un chantier de près de dix ans achevé pour la rentrée

Après près de dix ans de réflexion menée sur trois mandats municipaux, l'école Simone Veil a ouvert ses portes à Orvault, dans le quartier de la Praudière, avec un bâtiment biosourcé pensé pour la transition écologique et les nouvelles pratiques pédagogiques.

Le quartier de la Praudière, à Orvault, dispose désormais de son propre établissement scolaire. Le groupe scolaire Simone Veil y a été inauguré samedi 30 août, en présence des élus, des familles et des riverains, à la veille de l’ouverture des classes prévue ce mardi 1er septembre. Cent quatre enfants seront accueillis dans un premier temps, répartis sur quatre classes.

Cette ouverture concrétise un projet engagé depuis près de dix ans et porté sur trois mandats municipaux successifs. Selon la ville d’Orvault, l’opération répond notamment à une lacune géographique persistante : la Praudière était jusqu’ici le seul quartier de la commune dépourvu d’une école publique de proximité.

Le nouvel établissement s’inscrit également dans l’évolution des effectifs scolaires de l’ensemble de la commune, un chantier financé à hauteur de 9,5 millions d’euros et initié sous la précédente mandature avant d’être finalisé sur la période actuelle.

À terme, le groupe scolaire doit compter huit classes, cinq élémentaires et trois maternelles, pour une surface totale de 2 275 m², dont 1 720 m² au rez-de-chaussée et 555 m² à l’étage. Les bâtiments ont été conçus par l’agence nantaise Mabire Reich Architectes, avec une attention particulière portée au confort thermique, acoustique et visuel des enfants.

Une ossature bois et des matériaux biosourcés

Sur le plan environnemental, la ville d’Orvault met en avant une structure en ossature bois isolée avec des matériaux biosourcés, bottes de paille, fibre de bois et laine de chanvre, associée à une chaufferie bois et à des tourelles de ventilation naturelle. Cette conception vise à limiter les besoins en climatisation, y compris lors des épisodes de forte chaleur : les salles de classe auraient ainsi affiché 25 degrés au plus fort de la canicule de cet été, sans recours à une climatisation active.

L’aménagement intérieur a également été pensé pour favoriser d’autres manières d’apprendre : bibliothèque au mobilier modulable, sanitaires conçus pour accompagner la construction de soi des enfants, cantine étudiée pour amortir le bruit et ouverte sur un espace boisé, ainsi qu’un espace périscolaire doté d’une cuisine dédiée aux ateliers culinaires et scientifiques. Une cour de récréation extérieure et une salle prévue pour la classe en plein air complètent l’ensemble, pensé pour rester accessible à tous les enfants.

Trois enseignantes et Mathilde Vitour, directrice

Trois enseignantes ont été nommées pour cette première rentrée : Béatrice Sierra Mallejac, Marie Haude Thys, ainsi que Mathilde Vitour, qui assure également la direction de l’établissement.

École Simone Veil à Orvault : un chantier de près de dix ans achevé pour la rentrée

Samedi 29 août, en matinée, Marc Makhlouf, sous-préfet, était présent aux côtés de SébastienArrouët, maire d’Orvault et des élus, des équipes éducatives pour inaugurer ce nouveau groupe scolaire.

L’école porte le nom de Simone Veil, ancienne ministre et figure politique française, et son entrée est marquée par un portrait de l’ancienne ministre réalisé par l’artiste nantais Jinks Kunst, que les enfants, parents et enseignants croiseront chaque matin.

Le groupe scolaire s’ouvre par ailleurs largement sur son environnement immédiat. Il fait face à l’espace associatif Maurice Poujade, inauguré en juin 2025, et borde le parc de la Mulonnière, s’inscrivant ainsi dans la vie du quartier plutôt qu’en retrait de celui-ci.

Avec cette huitième école, la commune d’Orvault complète son maillage scolaire, alors que la question des effectifs et de la répartition géographique des établissements reste un enjeu suivi de près par les collectivités de l’agglomération nantaise à l’approche de chaque rentrée.

Le projet aura mobilisé trois mandats municipaux successifs

Voté sous Joseph Parpaillon entre 2014 et 2020 avec déjà l’ambition d’une démarche à haute qualité environnementale, il s’est concrétisé sous Jean-Sébastien Guitton, avec un investissement de 7,6 millions d’euros hors taxes pour les seuls travaux, porté à 9,3 millions d’euros hors taxes en intégrant le mobilier et les coûts annexes.

Plusieurs financements extérieurs sont venus soutenir l’opération, dont la dotation de soutien à l’investissement local, des fonds européens de développement régional, ainsi qu’une aide de l’Agence de la transition écologique pour la chaufferie biomasse. Le choix du nom de Simone Veil, rescapée de la Shoah devenue ministre puis première présidente du Parlement européen élue au suffrage universel direct, a fait l’unanimité auprès des trois maires successifs de la commune.

Sur le parvis, la fresque de l’artiste Jinks Kunst associe son portrait à une citation retenue par la ville pour résumer l’héritage transmis aux générations futures. Au delà de sa vocation scolaire, l’équipement doit ainsi devenir, pour la Praudière, un nouveau repère partagé entre les générations.

Visuels © Préfecture de Loire-Atlantique et Oioo studio

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